A la Une de la presse, ce mercredi 29 avril, la situation chaque jour plus précaire des Gazaouis, toujours confrontés aux bombardements israéliens, en dépit du «cessez-le-feu». La visite du roi Charles aux Etats-Unis. L’histoire d’un jeune déserteur russe. Le coup marketing inédit de «Visit Rwanda», sponsor des quatre demi-finalistes de la Ligue des champions – dont le PSG, vainqueur hier soir du match aller face au Bayern, au terme d’une rencontre époustouflante.
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Dans la presse, ce matin, la poursuite des frappes israéliennes à Gaza, où 5 personnes ont été tuées, hier, dont un enfant de 9 ans, selon des sources de l’AFP.
Dans l’enclave palestinienne, la situation sécuritaire et humanitaire se dégrade un peu plus chaque jour, en dépit du «cessez-le-feu» annoncé en octobre dernier. Dans un rapport publié hier, cité par Libération, l’ONG Médecins sans frontière alerte notamment sur la façon dont l’armée israélienne utilise la privation d’eau comme «arme punitive». Alors que les regards du monde se sont détournés vers l’Iran et le Liban, Le Figaro raconte comment la «ligne jaune», la ligne de démarcation israélienne, n’a cessé, pendant ce temps, d’avancer vers l’ouest de Gaza – une «nouvelle réalité territoriale» qui «rejette chaque semaine un peu plus d’habitants vers des zones devenues inhabitables». Plus que jamais, les Gazaouis se retrouvent pris en étau entre l’armée israélienne et le Hamas, qui a profité de la soi-disant «trêve» «pour réaffirmer son contrôle», selon Le Figaro. Le journal affirme que le mouvement islamiste a recruté «de nouveaux cadres administratifs», «tout en cherchant à faire de l’entrisme dans la nouvelle gouvernance» promise par l’Administration Trump. Le futur de Gaza, dont il a été question lors des discussions qui ont débuté lundi en Egypte entre le «Conseil de la paix» créé par Donald Trump et une délégation du Hamas. But de la rencontre: mettre en œuvre la deuxième phase du plan américain, dont Libération rappelle qu’il prévoit notamment le retrait israélien de Gaza et le désarmement du groupe islamiste – plus isolé que jamais diplomatiquement, à cause de la guerre en Iran et au Liban.
La presse internationale revient largement sur la visite, en ce moment, du roi Charles aux Etats-Unis. The Guardian revient sur son intervention face au Congrès, un plaidoyer en faveur de l’alliance entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis en ces temps de désunion. Le discours royal a soigneusement évité les sujets qui fâchent, contrairement aux dessinateurs de presse. Chappatte, pour le journal suisse Le Temps montre une manifestante du mouvement «No Kings», opposé à la dérive autoritaire de Trump, assurant au roi Charles que «ce n’est pas pour (lui)». Et Morten Morland pour The Times ironise sur le «special crush» américano-britannique. «On est tellement proches, dit Trump à propos du roi Charles, que son Premier ministre a des problèmes pour avoir embauché l’ami d’un de mes amis et de son frère» – allusion aux ennuis de Keir Starmer, pour avoir embauché Pete Mandelson, ancien ambassadeur britannique aux Etats-Unis qui fut très proche du pédo-criminel Jeffrey Epstein, tout comme l’ex-prince Andrew.
L’affaire Epstein, qu’a évoquée fort peu diplomatiquement le nouvel ambassadeur britannique aux Etats-Unis – le successeur de Pete Mandelson, donc. The Financial Times fait état de la fuite, qui tombe assez mal, d’une conversation enregistrée mi-février, où sir Christian Turner estimait «extraordinaire» le fait que le scandale Epstein «n’ait touché personne» aux États-Unis et déclarait «ne pas aimer» l’expression «relation spéciale», entre Londres et Washington, la seule «relation spéciale» des États-Unis étant selon lui «probablement avec Israël», et non avec le Royaume-Uni.
A la rubrique diplomatique, également, la démission annoncée de l’ambassadrice américaine en Ukraine, moins d’un an après sa nomination. The Financial Times, toujours, affirme que «Julie Davis est frustrée par le manque de soutien» du président Trump à Kiev, selon des sources proches du dossier. Le quotidien britannique relève que ce départ imminent «laisse vacant un poste diplomatique crucial, alors que discussions de paix sont au point mort et que la Russie se prépare à une offensive estivale».
Une offensive à laquelle Mikhaïl, déserteur russe de 20 ans, ne participera pas. Aujourd’hui réfugié en Arménie, il raconte dans un entretien téléphonique à Libération avoir été appâté par les promesses d’avenant et de solde «faramineux» – plus de 19 000 euros pour l’un, 2800 pour l’autre, soit 5 fois le salaire médian, avant de comprendre qu’il finirait en chair à canon. Outre l’ultra-violence du front, il témoigne du racket permanent dont les soldats sont aussi victimes de la part des officiers. Après 18 mois sous les drapeaux, il conclut que «tout s’achète, sauf la résiliation (de son) contrat»: «Impossible, assure-t-il. Chez nous, même les culs-de-jatte n’arrivaient pas à se faire démobiliser». Profitant d’un congé de 19 jours, et suivant les conseils du collectif «Idite Lesom», «Allez vous faire voir», dont la mission est d’empêcher le plus grand nombre de Russes de prendre les armes. Mikhaïl a fui vers l’Arménie, où il dit ne pas nourrir d’illusions pour la suite. Il sait que l’Europe ne l’accueillera pas.
Du foot, pour terminer, avec les coups d’envoi des demi-finales de la Ligue des champions et déjà un premier vainqueur. Le Monde revient sur le «coup marketing inédit» du sponsor «Visit Rwanda», associé aux 4 demi-finalistes de cette compétition : le PSG, le Bayern Munich, Arsenal et l’Atlético Madrid. Le journal raconte comment la marque, dont les logos sont partout, des stades aux maillots de joueurs, est mise au service de la stratégie de «soft power» du président rwandais Paul Kagame, au pouvoir depuis 2000 et dont l’objectif est de nettoyer l’image d’un pays accusé de réprimer les droits humains sur son sol et de mener une guerre dans l’est de la République démocratique du Congo aux côtés de la rébellion du groupe armé AFC-M23. Voilà pour le côté coulisses parfois peu reluisantes du foot.
Côté pelouses, c’est une autre ambiance – en tout cas pour le PSG, qui a offert hier soir un match prodigieux face au Bayern, battu 5 buts à 4 en match aller. Le spectacle d’un «football total», d’après L’Equipe. Le quotidien sportif rend un vibrant hommage à un «monument hystérique». Merci pour ce moment.
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Source:
www.france24.com



