Dominique Méda fait une très légère correction d’emblée. Le titre exact de cette fête, c’est Journée internationale des travailleurs ou encore Journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs. On ne fête pas le travail, mais on fait celles et ceux qui travaillent.
Le 1 mai nous vient des États-Unis
Ça remonte à la fin du XIXᵉ siècle, lorsque les syndicats, c’est-à-dire les organisations qui défendent les intérêts des ouvriers, des salariés, ont décidé de revendiquer la réduction de la journée de travail à huit heures. Avant, c’était beaucoup plus. À cette époque-là, les journées de travail étaient très longues. On travaillait de 11 heures à 12 heures par jour. Et les conditions de travail étaient très dures.
C’est en 1884 que les syndicats ouvriers américains ont choisi le 1ᵉʳ mai comme la date où ils revendiqueraient régulièrement, chaque année, la journée de 8 heures. Avec ce slogan : « huit heures de travail, huit heures de sommeil, huit heures de loisirs ! » Il y a une première grève générale, le 1ᵉʳ mai 1886, qui est impulsée par les anarchistes aux États-Unis. Elle va être très suivie et à Chicago, on a 350 000 travailleurs qui ont arrêté le travail. Et là, la police intervient, elle tue deux personnes et fait plusieurs blessés. C’est pour ça que plus tard, quand en 1889 à Paris, la Deuxième Internationale va choisir le 1ᵉʳ mai comme date, elle va se souvenir de ce massacre à Chicago.
-> Pour en savoir plus, écoutez la réponse de Dominique Méda…
Source:
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