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La flambée du prix du kérosène déstabilise le transport aérien mondial. Aux États-Unis, la faillite de Spirit Airlines marque un tournant, tandis que les compagnies européennes et asiatiques réduisent leurs vols pour limiter les pertes.
La crise énergétique frappe désormais de plein fouet l’aviation. Aux États-Unis, Spirit Airlines, pionnière du low cost, a fait faillite après des années de fragilité financière. En cause notamment : l’explosion du prix du kérosène, passé d’environ 750 à près de 1 900 dollars la tonne.
Un choc brutal pour un modèle fondé sur des billets à bas prix. Conséquence immédiate : 17 000 salariés touchés et des milliers de passagers à reclasser en urgence.
Une industrie contrainte de réduire la voilure
Partout dans le monde, les compagnies ajustent leur offre. En Europe, Transavia, KLM et le groupe Lufthansa multiplient les annulations de vols pour préserver leurs marges. Objectif : économiser du carburant sur les lignes les moins rentables. En Inde, Air India et ses concurrentes alertent sur un risque de faillite et demandent une aide publique.
Pour les passagers en Europe, le Règlement (CE) n°261/2004 impose remboursement ou réacheminement en cas d’annulation, avec indemnisation possible dans certains cas. Mais une question reste ouverte : ces annulations liées aux coûts peuvent-elles être considérées comme des “circonstances extraordinaires” ? Un point qui pourrait rapidement se retrouver devant les tribunaux.
Source:
www.france24.com



