Respirer un air plus sain est un immense défi. La pollution atmosphérique cause près de 4 millions de morts prématurées chaque année, mais ses mécanismes de dispersion restent mal compris à grande échelle. De nouvelles approches multispectrales permettent désormais de cartographier les particules en 3D et de remonter à leur origine (trafic routier, industrie, fumées de feux de forêt ou poussières désertiques). Même enjeu en mer, où les nappes d’hydrocarbures sont souvent confondues avec des phénomènes naturels comme les zones de vent faible ou les films organiques. Avec les technologies radar et infrarouge, les scientifiques parviennent désormais à quantifier l’épaisseur de ces nappes (avec un seuil de détection de 0,3°C d’écart thermique) et à réduire nettement les fausses alertes. Dans les Caraïbes, d’autres satellites surveillent les échouements massifs de sargasses, des algues qui libèrent en se décomposant des composés toxiques, comme le sulfure d’hydrogène, l’ammoniac ou l’arsenic, avec un impact sanitaire, touristique et économique bien réel. Le projet ANR SargAlert s’appuie sur ces données pour publier des bulletins d’alerte à 4 jours, 15 jours et jusqu’à 2 mois.
Source:
www.clubic.com




