L’une des pires tragédies maritimes de l’histoire récente du Guyana plonge le pays dans le deuil après le naufrage du ferry MV Barima. Au milieu de cette douleur, l’évêque de Georgetown a adressé un message de réconfort, de prière et d’unité aux familles des victimes et à toute la nation.
Rocío García – Cité du Vatican
L’accident s’est produit dans la nuit du samedi 18 juillet, lorsque le ferry, qui avait quitté Georgetown à destination de Port Kaituma, a chaviré à environ 11 kilomètres de la côte après avoir été frappé par une grosse vague. Le navire assurait l’une des liaisons les plus importantes du nord-ouest du Guyana, où le transport maritime constitue le principal moyen de communication et d’approvisionnement pour de nombreuses communautés.
Avant de disparaître dans les eaux proches de l’embouchure du fleuve Pomeroon, le ferry a réussi à émettre un signal de détresse. Une vaste opération a immédiatement été déployée, mobilisant les garde-côtes, des pêcheurs locaux, des aéronefs et des bateaux privés pour secourir les passagers. Cependant, malgré la mobilisation rapide des équipes d’urgence, le naufrage a fait un nombre élevé de victimes.
Selon les autorités, 179 personnes se trouvaient à bord, dont 69 ont été secourues. L’ampleur de la catastrophe a conduit à considérer ce naufrage comme l’une des pires tragédies maritimes de l’histoire récente du Guyana, bouleversant profondément le pays et entraînant la proclamation d’un deuil national.
Face à la douleur, une réponse inspirée par la foi
Au cœur de cette tragédie, Mgr Francis Alleyne, O.S.B., évêque de Georgetown, a adressé un message aux fidèles catholiques et à toute la nation pour exprimer sa solidarité envers ceux qui ont perdu des êtres chers, les survivants et toutes les personnes touchées. «Aucun mot ne saurait exprimer adéquatement la gravité, la profondeur, la douleur, la perte, le deuil et le traumatisme», a-t-il déclaré, reconnaissant que l’impact du naufrage a dépassé le cadre des familles des victimes pour toucher le cœur de tout le peuple du Guyana.
Pour aider à affronter ce moment, l’évêque a évoqué l’image du Christ sur la croix, signe d’une mort «imméritée et prématurée», ainsi que la présence fidèle de la Vierge Marie au pied de la croix, accompagnant la souffrance de son Fils. S’inspirant de ces images, il a invité à répondre à cette tragédie à leur exemple, avec une attitude véritablement chrétienne, marquée par la compassion, la proximité et l’engagement envers ceux qui vivent aujourd’hui la douleur et la vulnérabilité.
Une prière pour les victimes et pour ceux qui se mettent au service des autres
Dans cet esprit de proximité, l’évêque a élevé une prière pour les personnes décédées, les disparus, les survivants et les familles confrontées à la perte et à l’incertitude. «Nous pleurons avec ceux à qui l’on a enlevé leurs proches. Et nous confions les défunts, ô Seigneur, à ta miséricorde éternelle et à ton étreinte aimante», a-t-il déclaré. De même, il a confié à Dieu les équipes de secours, le personnel soignant, les forces de l’ordre, les bénévoles et toutes les personnes qui participent aux opérations de recherche et de prise en charge de l’urgence. «Bénis-les pour leur service, protège-les de tout mal et renouvelle leurs forces», a-t-il supplié.
Un appel à marcher ensemble
Parallèlement à la prière, Mgr Alleyne a exhorté à préserver l’unité nationale et à ne pas laisser la douleur céder la place à la division. «Éloigne de nous tout esprit de division et rapproche-nous les uns des autres par la bienveillance, la générosité et l’espoir», a-t-il demandé. Enfin, il a invité les populations à se soutenir mutuellement en cette période d’épreuve: «Puissions-nous porter les fardeaux les uns des autres, nous consoler mutuellement avec amour et nous rappeler que nous formons un seul peuple, unis par notre humanité commune et notre destin partagé».
À la fin de son message, il a confié les victimes à la miséricorde de Dieu et a adressé une prière pour l’avenir du pays: «Que les âmes de ceux qui sont décédés reposent en paix et que la lumière éternelle brille sur elles. Bénis notre nation, ô Seigneur. Guéris nos blessures, fortifie nos cœurs et guide le Guyana vers l’avenir dans la justice, la compassion et la paix.»
Source:
www.vaticannews.va




