« En fait, je suis triste et contente à la fois. On va enfin pouvoir la retrouver. » Ce lundi matin, Emy confie son soulagement au Parisien. Si les émotions de cette amie de Delphine Jubillar, disparue fin 2020, oscillent, c’est parce que quelques heures plus tôt, l’avocat de Cédric Jubillar, condamné à trente ans de réclusion en 2025 pour le meurtre de sa femme, a indiqué que son client était passé aux aveux. Se disant disposé à coopérer pour « donner une sépulture à la mère de ses deux enfants ». Et mettre fin, peut-être, aux mystères d’une affaire jusque-là sans corps ni aveux.
La dépouille de Delphine Jubillar se situerait à quelques kilomètres seulement du domicile familial de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Si l’issue dramatique ne faisait plus de doute, trouver le corps de cette mère de famille, des mots mêmes de l’avocat de la défense, est « ce qu’il y a de plus important aujourd’hui ». Le synonyme, pour les proches de la victime, d’une étape importante du deuil, comme l’explique Karine de Leusse, psychologue.
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