Les alliés européens et le Canada vont dépenser 634 milliards de dollars en 2026 contre 571 milliards en 2025, selon l’estimation de l’Otan présentée mardi lors d’un sommet de l’organisation en Turquie.
Les dépenses strictement militaires des pays européens de l’Otan et du Canada vont encore augmenter de 11% en 2026, mais à un rythme moins élevé que l’année précédente (+20%), a annoncé mardi l’Alliance atlantique. Les Alliés européens et le Canada vont dépenser 634 milliards de dollars en 2026, selon l’estimation de l’Otan, contre 571 milliards de dollars en 2025.
L’Otan a publié ces chiffres mardi, au premier jour de son sommet à Ankara où le président américain Donald Trump est arrivé dans l’après-midi, en dénonçant une nouvelle fois l’écart entre les dépenses militaires américaines et celles de ses alliés européens et canadien. L’an dernier, les 32 pays de l’Alliance se sont engagés à consacrer d’ici 2035 au moins 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à leurs dépenses de sécurité, dont 3,5% pour leurs dépenses militaires stricto sensu.
La France est à 2,22%
Cette année, les Alliés européens et le Canada ont atteint 2,53% de leur PIB, en légère hausse par rapport à 2025 (2,31%), mais à des rythmes très différents. En 2026, cinq pays ont déjà atteint les 5% de dépenses de sécurité: Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie et Grèce. Ils n’étaient que trois l’an dernier (Pologne, Lituanie et Lettonie).
La France en 2026 a consacré 2,22% de son PIB aux dépenses militaires stricto sensu, contre 2,04% l’an dernier. Les États-Unis vont atteindre cette année les 3,17%, soit le même niveau que l’année précédente. Les pays de l’Otan s’étaient engagés en 2014 à atteindre les 2% d’ici 2024. Tous l’avaient atteint l’an dernier, mais un pays, la Slovénie, sera en dessous de ce pourcentage, selon les estimations de l’Otan, à 1,62%.
À Ankara, les membres de l’Alliance ont dévoilé une série de contrats d’armement représentant plusieurs dizaines de milliards de dollars, illustrant leur volonté d’accélérer le renforcement des capacités de défense européennes alors qu’ils sont mis sous pression par Donald Trump.
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