« Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance. » Comme en écho à cet adage d’Abraham Lincoln, l’étude publiée ce 13 novembre par le collectif « Cause Majeur ! » met en évidence de manière originale les effets économiques à moyen et long terme de la mise en place, ou non, de dispositions d’accompagnement pour les jeunes majeurs qui ont été suivis par l’aide sociale à l’enfance (ASE).
Pour ce faire, à partir d’études de cas bien réels, de statistiques publiques et les experts du collectif, on crée Paul, un personnage fictif, dont le profil recoupe ceux des jeunes accompagnés par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et/ou l’aise sociale à l’enfance.
Un manque d’accompagnement qui coute à la société
Comme un enfant sur cinq suivi par l’ASE, Paul, né en 2000, est orphelin. Pris en charge à 8 ans, après l’incarcération de son père qui a tué sa mère, Paul arrive à 18 ans avec un retard scolaire. Il a redoublé une classe au collège et a commencé un CAP qu’il n’a pas validé. Comme 42 % des jeunes accompagnés par l’ASE, il atteint la majorité sans diplôme.
À partir de cette situation, « Cause Majeur ! » a imaginé plusieurs options. La première, la plus courante actuellement, consiste en une sortie dite « sèche » de l’ASE. Selon ce scénario, Paul…



