Quelques centaines de personnes se sont rassemblées à l’initiative de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) à Paris dimanche, journée mondiale de la liberté de la presse, pour dénoncer des attaques sans précédent à travers le monde.
« Le devoir d’informer/Le droit d’être informé », pouvait-on lire en français, anglais et espagnol sur une longue banderole déployée sur le parvis de l’Hôtel de ville, où se sont réunis les manifestants. « La presse est attaquée partout, sur tous les terrains, y compris sur les terrains où il n’y a pas de guerre », a déclaré Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ. « Même dans la plus grande démocratie, aux États-Unis, on fait la guerre aux journalistes, le quotidien et les conditions de travail sont extrêmement difficiles », a-t-il alerté.
Au côté de membres de l’Unesco et de la Ligue des droits de l’Homme, la majorité des manifestants faisaient partie de la FIJ, qui ouvre lundi son congrès et fête son centenaire. Fondée en 1926, cette fédération est la plus grande organisation de journalistes au monde : elle représente 600 000 professionnels des médias dans 187 syndicats et associations dans plus de 140 pays. Elle soutient les journalistes et leurs syndicats, défend les droits de l’Homme, la démocratie et le pluralisme des médias.
« Cent ans après, cette solidarité internationale est plus que jamais nécessaire. On le voit via nos différentes actions dans le monde, en Ukraine, en Afghanistan, au Yémen ou en Palestine », a souligné Anthony Bellanger.
La France 25e du classement de la liberté de la presse
« La libération des journalistes et professionnels de médias détenus arbitrairement est un impératif », a de son côté souligné dimanche le porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, rappelant que la France continuait « d’agir auprès des autorités algériennes » pour obtenir la libération du journaliste sportif Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024.
La liberté de la presse a atteint son niveau le plus bas depuis un quart de siècle, selon Reporters sans frontières, qui a publié jeudi son classement mondial annuel créé en 2002. La France se classe 25e (« situation plutôt bonne » selon RSF).
Selon un sondage du collectif Forbidden Stories, mené auprès d’environ 200 journalistes ayant déjà été inquiétés dans 53 pays, 70 % des répondants estiment que les enquêtes collaboratives et transfrontalières sont le moyen le plus efficace de résister aux menaces.
Source:
www.leparisien.fr



