Absent des scènes françaises depuis dix ans, le groupe Beirut fera son grand retour au festival Jazz à Vienne cet été avec un nouvel album, A Study of Losses paru il y a quelques mois. Pour qui a suivi Zach Condon depuis ses débuts foudroyants, ce gamin d’Albuquerque qui avait quitté le lycée à 17 ans pour sillonner l’Europe et en ramener des cuivres balkaniques, des valses françaises et des chants tziganes, ce retour tient de la résurrection. Depuis Gulag Orkestar et The Flying Club Cup, le songwriter américain s’est construit une relation quasi mystique avec son public.
Pour ce concert au Théâtre Antique, Condon n’arrive pas les mains vides, mais avec son septième album, A Study of Losses, 18 chansons pour un concert d’anthologie. Et même de mythologie – cette œuvre-fleuve, portée par les arrangements de la violoncelliste Clarice Jensen et traversée de pièces instrumentales qui sont baptisées d’après les mers lunaires. La scène antique de Vienne, avec ses pierres millénaires et ses nuits d’été suspendues, est donc l’endroit idyllique pour accueillir les nouvelles chansons de Beirut.
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La perte comme matière première
A Study of Losses parle de deuil et de la fragilité de l’existence à travers un chaleureux mélange de sonorités, entre folk, musique Renaissance, électro, pop et musiques de film. À l’origine de cet album inattendu : une collaboration avec Viktoria Dalborg, directrice du cirque suédois Kompani Giraff, qui a contacté Zach Condon pour réaliser la musique d’un spectacle basé sur un roman de l’auteure allemande Judith Schalansky, traitant d’espèces animales éteintes, de trésors architecturaux perdus et de concepts plus abstraits liés au vieillissement. Beirut a transformé cette commande en une méditation intime sur ce que le temps emporte.
Le Théâtre Antique de Vienne sera donc une caisse de résonance idéale pour ces mélodies intemporelles et un événement à retrouver sur les ondes de France Inter. Une émission présentée par Matthieu Conquet.
Source:
www.radiofrance.fr



