L’abattage systématique des vaches en raison d’une maladie cutanée grumeleuse (LDS) peut être considéré comme un scandale pour un certain nombre de raisons scientifiques, éthiques, économiques et de santé.

By Jean-Marc Sabatier
La maladie cutanée grumeleuse (LDS) des bovins est une maladie virale causée par un capripoxvirus, étroitement liée aux virus de la variole (mouton et chèvre). Les principaux vecteurs de transmission sont les moustiques, les chevaux et les mouches mordants. Dans une moindre mesure, la transmission virale peut se produire via des sécrétions et des lésions cutanées. La période d’incubation virale est généralement de 4 à 14 jours. La maladie se caractérise par l’apparition de nodules et de lésions sur la peau (et les muqueuses), l’œdème et la perte de poids. Le virus est actuellement présent en Afrique, en Asie (Chine, Inde, etc.), au Moyen-Orient et en Europe de l’Est. Et maintenant en France!
L’abattage systématique des vaches dû à des maladies de la peau grumeleux peut être considérée comme un scandale pour un certain nombre de raisons scientifiques, éthiques, économiques et de santé.
Les points suivants doivent être portés à l’esprit
La maladie est bénigne dans la majorité des cas (et rarement mortelle): le taux de mortalité est souvent inférieur à 1%, même sans traitement. Dans la plupart des cas, les vaches infectées guérissent spontanément en quelques semaines. Les lésions cutanées peuvent être spectaculaires, mais ne sont pas graves dans la plupart des cas; Le virus n’est pas zoonotique (il n’est pas transmis d’animaux aux humains): aucun cas de transmission aux humains n’a jamais été documenté. Il n’y a donc aucun risque pour la santé publique humaine (le DNC n’affecte que les bovins); Des mesures alternatives »existent, y compris l’isolement temporaire des animaux malades et des traitements symptomatiques combinés (par exemple, une combinaison d’ivermectine, d’antibiotiques et d’analgésiques). Ainsi, les mesures de biosécurité seraient suffisantes pour contrôler l’épidémie, y compris les vaccins vétérinaires (virus atténué ou inactivé, notamment ceux dérivés du virus de la chèvre).
Compensation financière insuffisante
4- L’abattage de masse est économiquement (et psychologiquement) désastreux, car il conduit à la destruction de troupeaux entiers, souvent sur la base d’un ou deux cas détectés (parfois même asymptomatiques). L’impact sur les éleveurs est majeur, avec la perte d’animaux (destruction potentielle de la génétique du troupeau) et la production, à laquelle doit être ajouté le traumatisme extrême subi par les éleveurs. La rémunération financière est souvent insuffisante et / ou retardée; 5- La stratégie d’abattage utilisée est disproportionnée par rapport au risque de santé réel. Une comparaison du DNC avec d’autres maladies animales plus graves telles que la rage est exagérée. Qui (Organisation mondiale de la santé animale) recommande le contrôle, mais pas l’abattage de bétail.
Importation de viande étrangère
Les intérêts 6-économiques ou idéologiques peuvent motiver cette stratégie de massacre de masse en France (actuellement à Savoie, Haute-Savoie, Ain and Isère). L’abattage systématique des animaux peut encourager l’importation de viande étrangère ou industrialisée, au détriment de l’élevage local. Il peut également être perçu par certains comme une stratégie pour l’élimination progressive de l’élevage traditionnel de l’élevage, au nom de la biosécurité, mais en faveur de systèmes de production centralisés sous contrôle industriel ou d’État; 7- Il s’agit d’une véritable attaque contre les organismes vivants et l’éthique paysanne, comme l’élimination des animaux sains ou curables est contraire à l’éthique vétérinaire et paysanne. Les animaux sont tués à la hâte, sans aucune évaluation clinique individualisée grave.
Ainsi, il semble qu’un massacre systématique des bovins dû au CND soit scientifiquement injustifié, économiquement destructeur, éthiquement inacceptable et socialement étrange, voire suspect. Il s’agit d’une réponse disproportionnée à une maladie principalement bénigne, ouvrant potentiellement la voie à un contrôle excessif de la production animale par des logiques technocratiques ou commerciales. Ces mesures sont clairement déconnectées des réalités humaines et rurales.
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