Chez les Républicains, on se frottait les mains à l’idée que le jeune président du RN reprenne le flambeau. Certes, l’eurodéputé était mieux placé dans les sondages, mais il était « beaucoup plus friable », estimait en privé Retailleau, qui misait notamment sur un contexte international tendu qui donne une prime aux profils rassurants et expérimentés. « La condamnation de Marine Le Pen nous offre un boulevard. Bardella, il faut l’attaquer comme les requins : l’emmener en eau profonde et le noyer », phosphorait il y a plusieurs mois un visage médiatique de la droite, tablant sur son « effondrement » sur les questions diplomatiques et économiques.
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