Le gouvernement veut recadrer l’usage du Compte personnel de formation dans le cadre du projet de loi de finances 2027. Le texte prévoit de privilégier les actions de formation conduisant à des « métiers en tension » ou à des secteurs jugés prioritaires, afin de réduire les dépenses liées au dispositif. L’exécutif estime pouvoir dégager environ 350 millions d’euros grâce à ce recentrage.
La mesure implique un filtrage plus strict des formations éligibles et une priorisation des financements publics et mutualisés. Concrètement, le système de formation pourrait voir certaines certifications ou parcours perdre leur accès au financement via le CPF, tandis que les cursus alignés sur des besoins identifiés par l’État seraient favorisés. Le dispositif vise à orienter les montants disponibles vers des filières jugées utiles pour répondre aux tensions du marché du travail.
Pour les titulaires du CPF, salariés ou demandeurs d’emploi, ce changement se traduira par une sélection plus visible des parcours pris en charge. Les organismes de formation pourraient devoir adapter leur offre pour rester éligibles, en ciblant davantage les compétences recherchées par les employeurs. À court terme, certaines formations non ciblées risquent de voir diminuer leurs entrées financées par le dispositif, ce qui soulève des questions sur l’accès à la reconversion et à l’évolution professionnelle.
Inscrit dans le projet budgétaire 2027, ce volet du texte s’inscrit dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques. Le montant annoncé de 350 millions d’euros constitue l’objectif affiché par l’exécutif pour l’économie attendue, sans détails précis sur les mécanismes de mise en œuvre ou le calendrier opérationnel dans le document public actuel.
Le projet de loi de finances devra être débattu et voté par le Parlement avant toute mise en application effective. Les modalités techniques — listes de formations éligibles, critères d’orientation et gouvernance du recours aux fonds — seront des éléments à suivre durant l’examen législatif, car ils détermineront l’impact concret de ce recentrage sur les parcours des bénéficiaires et sur l’écosystème de la formation professionnelle.






