Le gouvernement français a annoncé un calendrier resserré pour réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le seuil actuel, fixé à 90 mg par kilogramme de phosphore, sera abaissé à 60 mg/kg de phosphore dès 2027, puis ramené à 20 mg/kg en 2030. La mesure vise à freiner l’accumulation de ce métal lourd dans les sols et, à terme, à diminuer l’exposition des populations aux retombées de cette contamination.
Les nouvelles limites concernent directement les engrais phosphatés, utilisés en grande quantité dans l’agriculture pour apporter du phosphore aux cultures. En retenant la référence exprimée en milligrammes par kilogramme de phosphore, l’autorité fixe un critère technique qui affectera la composition des produits commercialisés et les exigences de contrôle des fournisseurs. Les industriels et distributeurs devront adapter leurs approvisionnements et leurs procédés de fabrication pour respecter les échéances annoncées.
Le cadmium est reconnu pour sa capacité à se concentrer dans le sol et à entrer dans la chaîne alimentaire via les plantes cultivées. La réduction progressive des teneurs dans les engrais s’inscrit donc dans une logique de prévention à long terme, visant la qualité des sols et la sécurité sanitaire. La décision devrait entraîner un renforcement des analyses de matières premières et de produits finis afin de garantir la conformité aux nouveaux seuils lors de leur mise en œuvre.
Le calendrier — deux étapes entre 2027 et 2030 — laisse une période d’adaptation pour les acteurs concernés tout en marquant une accélération par rapport au niveau actuel. Reste à suivre les modalités de contrôle et les textes réglementaires d’application qui préciseront les procédures de vérification et les sanctions éventuelles en cas de non‑conformité. Cette évolution marque un tournant dans la gestion des risques liés aux métaux lourds dans les intrants agricoles et suscite désormais l’attention des filières concernées.






