Au lendemain de l’annonce de sa candidature, Marine Le Pen a lancé sa campagne dans la Sarthe. Jordan Bardella, désigné pour la remplacer pour la présidentielle en cas d’inéligibilité, a assuré « se réjouir » de la voir mener le RN.
Jordan Bardella a assuré, mercredi, « se réjouir » que Marine Le Pen « puisse porter nos couleurs » à la présidentielle et promis que les deux leaders du RN « continueraient de travailler naturellement main dans la main ».
« Je me réjouis qu’on puisse ensemble entrer en campagne », a-t-il affirmé lors d’un déplacement commun à La Flèche (Sarthe), assurant n’éprouver « ni soulagement, ni déception » au fait de ne pas être le candidat de son parti à l’élection.
« Je suis innocente »
Pour ce premier déplacement de campagne dans une ville conquise par le RN aux municipales, le duo a été accueilli par des sifflets, notamment plusieurs dizaines de militants LFI et écologistes qui brandissaient des panneaux « Le Pen condamnée » et les ont contraints à écourter une déambulation prévue sur le marché.
Ne cachant pas sa joie d’être entrée en lice, Marine Le Pen a balayé les critiques exprimées sur sa candidature malgré sa condamnation en appel. « La cour m’a rendu mon éligibilité. Je suis innocente et j’effectue un pourvoi en cassation pour démontrer mon innocence », a-t-elle martelé.
Mardi, Marine Le Pen a bouleversé le cours de la campagne en annonçant sa candidature à l’Élysée, quelques heures après l’arrêt de la cour d’appel confirmant sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens.
Une campagne sous bracelet ?
La réduction de son inéligibilité à 45 mois, dont 30 avec sursis, lui permet de se présenter. Elle a aussi été condamnée à trois ans d’emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique, mais a assuré qu’elle mènerait campagne en se pourvoyant en cassation, car cet ultime recours suspend l’exécution de sa peine.
Et si la Cour de cassation rejette son pourvoi début 2027, la contraignant à porter un bracelet électronique en fin de campagne ? « Je ne vais pas passer la campagne présidentielle à vous faire des analyses juridiques », a-t-elle insisté. « Si mes adversaires politiques n’ont pas d’autres arguments que cela, cela veut dire que sur le fond, ils n’ont strictement rien à proposer aux Français », a-t-elle jugé. « Il faut risquer pour gagner », a-t-elle cependant ajouté.
Source:
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