Vous arrivez au bureau vers 9 heures, débordant d’énergie et de caféine. Une fois sur le chemin du retour, la sentence tombe : vous n’avez rien avancé dans votre to-do list. “Il y a 20 ans, quand on se demandait ce qui pouvait nuire à la performance ou à l’efficacité, la réponse était généralement d’ordre cognitif, explique Adam Kingl , co-auteur de Executive Eats: The Cookbook for a Better Working Life. Aujourd’hui, la réponse est bien plus physique et on accuse souvent notre manque d’énergie.”
Auteur spécialisé dans le monde des affaires, Adam King a mis à profit son expertise en entreprise aux côtés du Dr Jakub Leszek Radzikowski, un biologiste moléculaire ayant travaillé dans des restaurants étoilés. Les influenceurs bien-être se font un plaisir de vous vendre des bonbons pour les cheveux et les bienfaits des bains froids pour lutter contre la fatigue mentale, mais les auteurs ont réalisé que nous passions à côté d’une question essentielle : comment adapter son alimentation pour être plus performant au bureau.
Nos deux universitaires ont exploré la littérature scientifique croissante sur la santé intestinale et les données relatives à l’influence de certaines odeurs et ingrédients sur notre humeur. Il ne s’agit pas uniquement de céleri cru et de chou kale : de nombreuses études suggèrent que le safran, par exemple, peut avoir un effet antidépresseur, tandis que le parmesan est une bonne source de tyrosine, précurseur de la dopamine.
L’un des principaux sujets d’intérêt des auteurs est la glycémie, un paramètre capricieux influencé par de nombreux facteurs, des repas à l’activité physique, en passant par le stress et les hormones. Ainsi, même si vous résistez à la tentation de grignoter les biscuits du bureau et que vous respectez scrupuleusement votre régime alimentaire habituel, une réunion stressante peut perturber votre équilibre. La prochaine fois que vous vous surprendrez à diriger toute votre ire contre votre collaborateur, comme le dit Adam Kingl, prenez un instant pour réfléchir à ce que vous avez avalé au petit-déjeuner.
1.Éloignez-vous des livraisons Uber Eats et Deliveroo
“Dans notre enseignement, nous nous appuyons beaucoup sur la théorie de l’auto-efficacité”, explique Dr Jakub Leszek Radzikowski. “Le meilleur moyen de développer cette auto-efficacité – la conviction de pouvoir réussir – est de passer à l’action et de réussir. En cuisinant soi-même, on est non seulement plus attentif à son alimentation – on sait exactement ce qu’on mange – mais on vit aussi une expérience très enrichissante, qui permet de se déconnecter du tumulte du travail. On est obligé de se concentrer sur une tâche précise. On suit le processus, on obtient un retour d’information clair sur la réussite. En suivant des recettes, on atteint facilement ce niveau de réussite et de satisfaction. Si on est doué aux fourneaux, pourquoi ne le serait-on pas dans d’autres domaines ?”
2. Privilégiez les aliments anti-inflammatoires
“Les études scientifiques validées par les pairs nous renseignent sur les aliments susceptibles d’améliorer notre concentration et de réduire les risques d’anxiété et de dépression”, avance Adam Kingl. “Les aliments anti-inflammatoires, par exemple, sont particulièrement pertinents lorsqu’on aborde la question de la performance au travail. Nous savons ce que sont ces ingrédients et quels aliments consommer, mais nous n’en parlons généralement qu’en lien avec les muscles et les articulations. Or, le cerveau peut lui aussi être sujet à l’inflammation. Cela affecte nos fonctions cognitives, notre capacité de concentration, etc.”
3. Remplacez le goûter de 16 heures par des protéines
“Au bureau, on trouve souvent des tonnes de chocolats et de petites choses à grignoter, et si on a de la chance, une corbeille de fruits”, explique Adam Kingl. “Et cela provoque des fluctuations métaboliques importantes : des pics d’énergie suivis de chutes brutales. Les protéines augmentent la sensation de satiété. Il faut 30 % d’énergie en plus au corps pour digérer les protéines. Donc, [en apportant une collation salée], vous vous aidez, vous et vos collègues, à tenir jusqu’au prochain repas plutôt que de souffrir du manque une heure plus tard après avoir consommé une quantité excessive de sucre.”
Source:
www.gqmagazine.fr




