Éliminés de la Coupe du monde 2026 dès les phases de poules, l’Uruguay et Marcelo Bielsa peuvent nourrir des regrets. Mais si la Celeste et son sélectionneur ont raté leur Mondial, Daniel Riolo, journaliste de l’After Foot sur RMC, considère que Bielsa reste tout de même une source d’inspiration pour de nombreux techniciens.
Sorti dès la phase de poules de la Coupe du monde 2026 avec deux points en trois matchs, l’Uruguay n’a pas réalisé le parcours espéré. Un état d’esprit ressenti à travers le sélectionneur Marcelo Bielsa, extrêmement tendu après la défaite contre l’Espagne (0-1), ayant scellé le sort de la Celeste. Un échec assumé par le sélectionneur argentin, auquel Daniel Riolo, chroniqueur de l’After Foot, a apporté un point de vue différent: le statut de Bielsa n’est pas toujours compris.
« Je crois qu’on s’est toujours trompé sur ce qu’était Bielsa. Ce n’est pas un entraîneur pour gagner, c’est un peu maître Yoda. Par ses idées et principes, il a inspiré énormément d’entraîneurs pendant des années. Vous ne trouverez pas un grand technicien aujourd’hui qui dira du mal de Bielsa », a expliqué le journaliste dans l’émission diffusée sur RMC.
Selon lui, donc, il est important de faire la différence entre sa vision du football et les résultats sur le terrain: « C’est une sorte de maître (…) qui arrive avec ses idées sur le jeu et sur le foot, mais ça ne veut pas dire que lui-même réussit toujours à les mettre en application. Il crée des belles histoires, et parfois il crée des catastrophes et des drames… parce que les mecs ne veulent pas marcher avec lui, parce que sa rigidité fait que ça ne colle pas. »
« Ce n’est pas un entraîneur moderne »
Riolo élabore ensuite son point de vue en pointait du doigt les facteurs limitants du sélectionneur de la Celeste, tout en insistant sur sa valeur.
« Ce n’est pas un entraîneur moderne, je ne pense pas qu’il soit fait pour les joueurs actuels. Mais il ne faut pas qu’on se méprenne ou qu’on se trompe sur ce qu’il est (…) Il a été copié et a inspiré une tonne d’entraîneurs. Maintenant, qu’il soit dépassé et fini, oui! », souligne-t-il.
Des déclarations faisant référence à la difficulté d’ »El Loco » à s’adapter aux demandes du football actuel, et notamment la gestion des joueurs. Arrivé à la tête de la Celeste en 2023, Bielsa prend la porte du Mondial avec le goût amer de ne pas avoir réussi à y performer.
Source:
rmcsport.bfmtv.com



