À 35 ans, Raul Jimenez a inscrit le premier but de sa carrière en Coupe du monde jeudi lors de la victoire du Mexique contre l’Afrique du Sud (2-0). L’attaquant a fondu en larmes près de six ans après avoir frôlé la mort dans un choc de la tête avec David Luiz, qui le contraint depuis à porter un bandeau.
Un coup de tête rageur pour sceller la victoire du Mexique contre l’Afrique du Sud (2-0) à la Coupe du monde 2026. Mais bien plus encore. Raul Jimenez (35 ans) a fondu en larmes, jeudi dans les 80.000 spectateurs du stade Azteca lors du match d’ouverture. Cette réalisation a agi comme une libération pour l’expérimenté attaquant, désormais deuxième meilleur buteur de l’histoire d’El Tri (46 en 125 sélections) ex aequo avec Jared Borgetti et seulement devancé par Javier « Chicharito » Hernandez (52). Car il a enfin marqué en Coupe du monde après avoir échoué lors de ses trois précédents participations en 2014, 2018 et 2022 (en six matchs).
Un bandeau à vie après un choc qui lui a causé une fracture du crâne
Surtout, Raul Jimenez aurait pu ne jamais voir ce jour arriver. Le joueur a bien failli laisser sa vie sur un terrain de football, le 29 novembre 2020 quand il avait violemment heurté le défenseur d’Arsenal, David Luiz, contre qui il jouait avec Wolverhampton. Inconscient, il avait reçu de l’oxygène par les services médicaux directement sur le terrain. Le choc lui avait causé une fracture du crâne et une lésion cérébrale grave qui avait mis sa vie en danger. Il s’en était sorti et avait même repris la compétition huit mois plus tard avec une protection dont il ne se sépare plus depuis.
Un hommage à Diogo Jota et à son père?
Le bandeau qu’il portait jeudi soir a ainsi pu interpeller alors que Raul Jimenez a les cheveux courts. Mais il n’avait rien d’esthétique. Le bandeau, renforcé sur le côté droit au-dessus de son oreille, lui sert de protection pour pallier tout mauvais coup.
Formé au Club America, Raul Jimenez avait rejoint l’Europe et l’Atlético à 23 ans (2015-2018), puis Benfica (2015-2018) avant de tenter l’aventure en Angleterre avec Wolverhampton (2018-2023) où il a côtoyé un certain Diogo Jota, tragiquement disparu dans un accident de voiture à l’été 2025.
Trois jours après le drame, Raul Jimenez avait rendu hommage à son ancien équipier en portant un maillot floqué à son nom lors d’un match de Gold Cup face aux Etats-Unis (2-1). Il avait aussi célébré comme Diogo Jota en mimant une partie de jeux vidéo. Jeudi, ses larmes et son doigt levé vers le ciel après son but étaient peut-être dédiés au Portugais mais aussi à son père Raul Jimenez Vega, décédé en mars.
Son sélectionneur Javier Aguirre a senti que le soir de Raul Jimenez était venu en lui offrant la première titularisation de sa carrière en Coupe du monde à 35 ans. « J’ai lu une interview où il disait que cette Coupe du monde devait être la sienne », a déclaré le technicien. « Je pense qu’il a démarré en trombe. Il avait toujours été dans l’ombre de quelqu’un d’autre, mais aujourd’hui, il est titulaire dans cette équipe et il l’a amplement mérité. De plus, il traversait une période difficile sur le plan personnel, ce qui a pu le motiver davantage. Et il a même marqué un but. C’était une journée parfaite pour lui. » Après trois ans passés avec Fulham (2023-2026), Raul Jimenez s’est engagé en début de semaine avec Wolverhampton, relégué en D2 anglaise, où il a vécu le meilleur et le pire.
Source:
rmcsport.bfmtv.com



