Phillipe Galzin, agriculteur de 72 ans dans les Cévennes, peut se targuer d’avoir assisté à chaque finale de la Coupe du monde, depuis l’édition 1974. Seul hic, ce passionné n’a pas réussi à trouver le précieux sésame pour celle de 2026, qui se tiendra le 19 juillet prochain. Il lance un appel ce samedi sur RMC.
Finale de la Coupe du monde 1974, à Munich. La RFA (Allemagne de l’Ouest), emmenée par Gerd Müller, affronte les Pays-Bas de Johan Cruyff. Les Allemands l’emportent et obtiennent leur deuxième étoile. Dans le stade est présent Phillippe Galzin, il n’a que 20 ans et assiste pour la première fois à la finale de la compétition. Pour beaucoup, c’est le match d’une vie. Sauf que cet agriculteur, véritable passionné, réitérera l’expérience 4 ans plus tard. Et ainsi de suite… jusqu’en 2022, lors de la finale à Doha entre l’équipe de France et l’Argentine.
En 1974, « j’avais acheté mes billets le matin-même »
« J’ai eu de la chance, ce sont parfois des opportunités. Avant, c’était aussi plus facile car il y avait des billets papiers qu’on pouvait acheter au dernier moment devant les stades. En 1974, j’avais acheté mes billets le matin même au guichet du stade. Ca devait être 50 francs », se souvient ce samedi sur RMC l’homme désormais âgé de 72 ans.
« Un budget vacances » sacrifié pour sa « passion »
13 finales d’affilée, c’est forcément un budget, surtout depuis ces dernières années au regard de l’inflation (même s’ils ont baissé en moyenne ces dernières années, NDLR). L’édition 2026 est d’ailleurs critiquée à cause du prix exhorbitant de ses places. Selon une étude de SeatPick, il fallait débourser en moyenne 1.084 euros au mois de mai pour se procurer un billet afin d’assister à un match des Bleus lors de la compétition. « Je ne dépense pas grand chose et j’ai la chance d’avoir une femme et une famille compréhensives, qui ont sacrifié une partie du budget vacances pour ma passion », explique-t-il.
Une place offerte par la FFF… si les Bleus se hissent en finale
Actuellement, l’agriculteur installé dans les Cévennes n’a toujours pas sa place pour la finale qui aura lieu au MetLife Stadium, près de New York, le 19 juillet prochain. Sauf si les Bleus se hissent en finale pour la 3e fois consécutive. « La Fédération française de football m’a promis que j’aurais une place », fait-il savoir au micro de RMC. Mais comme le passionné a déjà des billets pour les demi-finales, il prendra l’avion pour le continen américain quoi qu’il arrive, mais aimerait assurer ses arrières et trouver une place pour la finale d’ici là, surtout si l’équipe de France de Didier Deschamps devait être éliminée avant.
Sa finale préférée, son joueur préféré?
Parmi les 13 affiches de la finale qu’il a pu voir sur place, quelle fût sa préférée? « 1978, à Buenos Aires, entre l’Argentine et les Pays-Bas », répond du tac au tac Philippe Galzin. Les Argentins l’emportent après prolongations, 3-1. « Une ambiance phénoménale, que je ne reverrai plus jamais en Coupe du monde », dit-il, catégorique. La plus nulle? « Brésil-Italie en 1994, à Pasadena », qui voit les Brésiliens ravir leur 4e étoile aux tirs aux buts, après un triste 0-0 dans le temps réglementaire. Son stade préféré? Celui d’Azteca, à Mexico, qui a accueili la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde 2026 jeudi, lors du match Mexique-Afrique du Sud.
Beckenbauer, Maradonna, Cruyff, Ronaldo (le Brésilien), Zidane, Mbappé, Messi… Tous ces joueurs se sont illustrés en finale de la Coupe du monde. Qui a la faveur de l’agriculteur? Là encore la réponse est arrêtée et ne souffre d’aucune interrogation à ses yeux. « Diego Armando Maradona », répond-t-il. « Parce qu’il était insaisissable, il était virevoltant et pouvait changer le match à lui seul quand il voulait. »
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rmcsport.bfmtv.com



