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Coupe du monde : qu’est-ce qui ne va pas avec les chants des supporteurs américains ?

Cette nuit, les États-Unis affrontent la Belgique en huitièmes de finale de la Coupe du monde de football. Le match sera peut-être l’occasion d’entendre dans les tribunes les chants des supporteurs américains, devenus depuis le début du tournoi la cible de nombreuses moqueries sur les réseaux sociaux. Jugés gênants, trop enfantins ou encore insipides, ils sont critiqués pour leur manque de singularité, et parce qu’ils “ressemblent davantage à des campagnes publicitaires qu’à des cris de ralliement passionnés”, rapporte The Conversation.

Le média américain s’interroge donc sur ce qui fait un bon chant de supporteurs et dresse une liste de cinq éléments selon lui indispensables à un hymne de qualité. D’abord, note The Conversation, il faut de la simplicité, c’est-à-dire que “les gens doivent pouvoir apprendre le chant en quelques secondes”. Ensuite, il faut que le chant soit suffisamment solide pour “résister au bruit, aux fausses notes, à la tension du match et à des milliers de personnes qui ne chantent jamais exactement en même temps”.

Le troisième point concerne la dimension collective : “Le chant ne doit pas être l’hymne d’une personne mais bien d’une foule.” Enfin, il doit refléter l’identité de ceux qui le chantent et surtout être scandé au bon moment, c’est-à-dire après un but, pendant une phase défensive tendue pour déstabiliser l’adversaire ou même avant le match, pour motiver son équipe.

Des chants qui dérapent

De manière plus générale, The Conversation rappelle que ces chants ont un véritable rôle social et s’ancrent dans “une longue tradition orale du supportérisme”. Ils permettent aux fans réunis en tribune de se sentir appartenir au même groupe et offrent aux spectateurs l’occasion de “passer du rôle d’observateur passif à celui d’une équipe collective “hors terrain” ”. Des recherches ont en effet montré que le comportement des supporteurs pouvait influencer les performances d’une équipe, en la stimulant par son soutien ou, au contraire, en la fragilisant sous l’effet de la pression.

Pour autant, cette activité connaît aussi de nombreuses dérives. “Certains chants glissent parfois de l’humour au racisme, à l’homophobie, à la misogynie ou à la méchanceté notamment lorsque les supporteurs raillent les morts, les catastrophes et les tragédies survenus autour de l’équipe rivale”, note The Conversation. C’est le cas notamment de certains chants au Mexique, régulièrement épinglés pour leur caractère homophobe, selon The Athletic, site sportif du New York Times. Pour limiter ces débordements, la Fifa sanctionne désormais les fédérations pour les chants discriminatoires de leurs supporteurs.


Source:

www.courrierinternational.com

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