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Donald Trump annonce lancer une opération pour débloquer des navires coincés depuis deux mois dans le détroit d’Ormuz

Donald Trump a annoncé, dimanche 3 mai, une opération pour débloquer, à partir de lundi, des navires coincés depuis deux mois dans le Golfe en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran. Le président américain a, par ailleurs, assuré que les Etats-Unis avaient des discussions « très positives » avec la République islamique, par l’intermédiaire du Pakistan.

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Avec un changement de ton radical par rapport à la veille, le républicain, qui a déclenché les hostilités contre l’Iran le 28 février avec Israël, a parlé, dimanche soir, d’« un geste humanitaire » et de « bonne volonté » en faveur des marins bloqués.

A partir de lundi matin heure locale, la marine américaine escortera au travers du détroit d’Ormuz des navires de pays « qui n’ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient », a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Il a toutefois averti que si cette opération, baptisée « Project Freedom » (« Projet Liberté »), devait être entravée par l’Iran, cela « devrait malheureusement être traité par la force ».

Dans un communiqué, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que l’opération impliquerait des destroyers lance-missiles, plus d’une centaine d’aéronefs et 15 000 soldats.

L’annonce n’est pas du goût de l’Iran, qui y a vu une violation de la trêve en vigueur depuis le 8 avril. « Toute intervention américaine dans le nouveau régime maritime du détroit d’Ormuz sera considérée comme une violation du cessez-le-feu », a averti, sur X, le président de la commission du Parlement iranien sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi.

Lundi matin, l’agence de sécurité maritime britannique (UKMTO) a annoncé qu’un « tanker » avait été touché par des « projectiles non identifiés » dans le détroit d’Ormuz au large des Emirats arabes unis. L’événement a été signalé dimanche vers 21 h 40 (heure de Paris), selon l’UKMTO, qui n’a pas précisé la provenance du navire. Un autre incident du même type a été recensé par l’agence britannique, dimanche en fin de journée, près de Sirik, en Iran, à l’est du détroit. La provenance du navire n’est, là non plus, pas connue. Après ce premier incident, l’Iran a nié toute attaque, ont rapporté les médias semi-officiels iraniens Fars et Tabnak, et a déclaré qu’un navire de passage avait été arrêté pour un contrôle de documents.

Plus de 900 navires commerciaux dans le Golfe

Depuis le début des hostilités, l’Iran a pris le contrôle du détroit d’Ormuz, par lequel transite d’ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Washington a répliqué, début avril, en bloquant à son tour les ports iraniens.

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Le blocage du détroit a fait flamber les cours du pétrole au plus haut depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les prix se replient, lundi, très légèrement à la reprise des échanges sur les marchés asiatiques, avec un baril de brent, la référence mondiale, en baisse d’environ 0,3 % autour de 107 dollars (soit 91,25 euros), bien loin des 126 dollars dépassés jeudi.

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Le nombre de navires commerciaux présents dans le Golfe s’élevait à 913 le 29 avril, dont 270 pétroliers et une cinquantaine de navires gaziers, a précisé, jeudi, l’entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine. Quelque 20 000 marins seraient concernés, selon un haut responsable de l’UKMTO.

« Beaucoup de ces navires subissent des pénuries de nourriture et de tout ce qui est nécessaire pour permettre aux équipages de rester à bord de façon saine », a souligné Donald Trump.

Encore vendredi, son administration avait mis en garde les navires qui paieraient les autorités de Téhéran pour passer le détroit d’Ormuz, les avertissant qu’ils s’exposaient à des sanctions.

Washington qualifié de « pirate »

Depuis le début de la guerre, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, Téhéran a instauré de facto des droits de passage pour franchir le détroit.

Un conseiller militaire du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, a encore menacé, dimanche, de couler des navires de guerre des Etats-Unis et d’envoyer leurs forces « au cimetière », qualifiant Washington de « pirate ».

La situation entre les deux pays est bloquée depuis le cessez-le-feu du 8 avril, après quasiment quarante jours de frappes américano-israéliennes sur l’Iran et de représailles de Téhéran dans la région. Entre le détroit d’Ormuz et le volet nucléaire, les points de discorde restent si importants que les efforts pour relancer les négociations ont échoué, malgré une première rencontre directe au Pakistan, le 11 avril.

Pour redonner une chance aux discussions, Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, qui y a répondu, a affirmé, dimanche, la diplomatie iranienne.

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Selon l’agence Tasnim, Téhéran réclame dans ce plan le retrait des forces américaines des zones proches de l’Iran, la levée du blocus des ports iraniens et du gel des avoirs du pays, le financement de réparations, la levée des sanctions, un « mécanisme » concernant le détroit d’Ormuz et « la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban ». Le dossier nucléaire ne figure apparemment pas dans le plan, or il s’agit d’une question centrale pour les Etats-Unis et Israël, qui accusent l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique – ce que l’intéressé dément.

Sur le front libanais, après avoir de nouveau appelé des localités du sud du pays à évacuer, Israël a mené des frappes qui ont fait un mort et blessé huit personnes, dont quatre secouristes, a annoncé, dimanche, le ministère de la santé libanais.

Le Monde avec AFP


Source:

www.lemonde.fr

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