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En Iran, le secteur pétrolier sous pression, mais pas étouffé par le blocus américain

Dès la fin avril, l’administration américaine affirmait que le blocus imposé aux ports du sud de l’Iran provoquerait, sous peu, une crise majeure dans le secteur pétrolier du pays. Elle estime que cette pression pourrait conduire Téhéran à la capitulation. Selon les experts, la réalité est bien plus nuancée.

Le 22 avril, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, déclarait que les capacités de stockage de pétrole brut sur l’île de Kharg – un terminal stratégique représentant environ un quart des capacités de stockage nationales et près de 90 % des exportations de brut – seraient saturées « d’ici quelques jours ». De son côté, le président américain Donald Trump a, le 25 avril, tenu des propos plus alarmistes sur la situation pétrolière iranienne, affirmant que le blocage des exportations pourrait entraîner une explosion des infrastructures, évoquant un délai d’environ trois jours avant que cela ne se produise.

Ces déclarations sont toutefois jugées largement exagérées par de nombreux experts du secteur énergétique. L’Iran, anciennement deuxième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a considérablement renforcé ses capacités de stockage ces dernières années, notamment en réponse aux sanctions. Pour ces experts, un arrêt brutal de la production n’est ni imminent ni susceptible d’entraîner une destruction durable des capacités pétrolières du pays.

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Source:

www.lemonde.fr

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