Mathilde Sipos a vécu la même chose que beaucoup de jeunes actifs ces dernières années : un véritable éveil. Ancienne ingénieure dans une boîte de conseil parisienne, la jeune femme décide, il y a trois ans, d’occuper ses week-ends aux activités en plein air, randonnée et bivouac en montagne. “Au début, je me disais : je ne serai pas capable, ça me fait trop peur, raconte-t-elle. Mais j’avais quand même cette curiosité d’aller au-delà de ma peur, de me découvrir dans un autre contexte.”
C’était en 2023. Trois ans plus tard, elle anime un compte Instagram, @enroute_mathilde, qui éduque 180 000 abonnés sur les tenants et les aboutissants de cette activité, qui peut être effrayante pour les novices. “J’ai commencé à faire des vidéos pour partager mon bonheur d’être dehors, de me découvrir dans un autre environnement, de dépasser mes limites, raconte-t-elle. Ma proposition, c’est : tout le monde peut partir, faire un premier bivouac, sur un week-end. Et ça peut transformer ta vie, au moins ta semaine.”
Pour GQ, elle donne ses meilleurs conseils pour de premières expéditions réussies, seul ou à plusieurs.
En parler autour de soi : “ça peut aider à ne pas se retrouver seul”
“Ça peut créer de la motivation pour vos proches, vos collègues. Sortir marcher, ça a longtemps été considéré comme une activité qu’on ne veut pas trop faire le week-end mais quand vous commencez à en parler autour de vous, tout le monde aura envie de venir ! Ou alors, ça va vous rapprocher de personnes qui ont, eux aussi, envie de partir à l’aventure. Ça peut aider à ne pas se retrouver seul, si on n’a pas envie de l’être. Pour les personnes qui veulent se lancer, vivre des aventures immersives, je participe à un programme de randonnées gratuites, la Columbia Hike Society, qui organise 44 randonnées totalement gratuites sur la saison. »
© Mathilde Sipos
Au début, partir près de chez soi : “mon premier bivouac, je l’ai fait dans mon jardin”
« Si vous habitez à Paris, ça peut être Fontainebleau, la vallée de la Chevreuse… Chaque ville a ses coins aux alentours. Le fait de partir une première fois pas trop loin, ça permet de se familiariser avec les distances, les dénivelés, sans partir directement dans l’inconnu en montagne avec un sac. On peut s’entrainer à marcher, à faire son sac, à le porter, pour voir ce dont on est capable. C’est presque une obligation plus qu’un conseil. La montagne, c’est un environnement où il faut beaucoup penser à la sécurité, donc il faut se familiariser avec plein de petites choses.
D’ailleurs, c’est exactement pareil pour le bivouac. Mon premier bivouac, je l’ai fait dans mon jardin ! Ça peut même être au camping. Le but, c’est de se familiariser avec les sensations, se mettre dans la situation, prendre confiance en soi. »
Source:
www.gqmagazine.fr




