Faut-il taxer les superprofits liés à la guerre au Moyen-Orient? "Pourquoi pas", répond Jordan Bardella, "une mesure de justice sociale" pour Marine Le Pen

La question des profits réalisés dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient se pose alors que Totalenergies a annoncé ce mercredi des bénéfices en très forte hausse au premier trimestre.

Faut-il taxer les superprofits liés à la crise énergétique causée par la guerre au Moyen-Orient? Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a botté en touche sur BFMTV ce mercredi 29 avril, répondant qu’il « ne faut rien s’interdire ». « Pourquoi pas », a laconiquement poursuivi l’eurodéputé.

De son côté, la cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen est plus incisive. Selon elle, « il est normal » qu’une entreprise qui « fait des bénéfices supplémentaires liés à une crise internationale ou à une conjoncture extraordinaire, comme c’est le cas actuellement avec la guerre en Iran (…) puisse contribuer à l’effort national par une taxation exceptionnelle sur les surprofits qu’elle a réalisés ».

« Cette mesure de justice sociale, que nous défendons depuis des années, et que les macronistes ont toujours refusée, permettra entre autres de financer la baisse des taxes sur le carburant que nous proposons », justifie Marine Le Pen sur ses réseaux sociaux ce mercredi. L’élue d’extrême droite fait une référence directe au cas de Totalenergies. Le géant de l’énergie a annoncé ce mercredi un bénéfice trimestriel de 5,8 milliards de dollars, soit une hausse de 51%.

Totalenergies répond à Sébastien Lecornu qui plaide pour une « redistribution »

Pour sa part, Sébastien Lecornu a estimé que Totalenergies devait « redistribuer d’une manière ou d’une autre » ses éventuels profits « exceptionnels » liés à la flambée des prix des hydrocarbures depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

« S’il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d’une redistribution », a estimé le Premier ministre, lors des questions au gouvernement au Sénat.

Un peu plus tard, l’entreprise a répondu au chef du gouvernement, affirmant que le plafonnement des prix des carburants « bénéficie aux Français ». « Nous comptons poursuivre ce plafonnement. C’est comme cela que nous redistribuons nos profits », a justifié l’entreprise auprès de BFMTV. Jusqu’à la fin du mois d’avril, Totalenergies bloque les prix dans ses stations à 1,99 euro le litre d’essence et à 2,25 euros le litre de gazole. Un dispositif mis en place indépendamment d’une demande du gouvernement selon la compagnie pétrolière.


Source:

www.bfmtv.com

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