Sécurité & JusticeFLASH : Un animateur du périscolaire condamné à 18 mois de prison...

FLASH : Un animateur du périscolaire condamné à 18 mois de prison pour agression sexuelle

Jugé le 26 juin pour une agression sexuelle sur une enfant de cinq ans au centre de loisirs de la rue de l’Aqueduc (paris 10e), Souleymane D., 25 ans, a été reconnu coupable ce vendredi 10 juillet.

Tribunal de Paris (Photo : ©AdobeStock/Sophie Animes)

Souleymane D., animateur d’un centre de loisir dans le 10e arrondissement, était poursuivi pour des agressions sexuelles commises de 2023 à 2025 sur une petite fille âgée de 3 ans au début des faits. À l’audience, il avait nié les faits, n’avouant que des « chatouilles » (lire notre récit ici).  Le tribunal correctionnel de Paris vient de le condamner à 18 mois de prison entièrement assortis d’un sursis probatoire de 30 mois, comprenant une interdiction d’entrer en contact avec la victime et une obligation de soins psychologiques, assortis de l’exécution provisoire. Le tribunal constate son inscription au FIJAIS. Enfin, il lui est fait interdiction définitive d’exercer toute activité en contact avec des mineurs.

Une crédibilité particulière de la parole de l’enfant

Le tribunal a considéré que les circonstances de révélation des faits, intervenues spontanément dans le cadre familial à l’occasion de son refus répété de retourner au centre de loisirs, ont conféré une crédibilité particulière à la parole de l’enfant, sans qu’aucun élément ne permette de déceler une quelconque influence d’une autre procédure en cours, concernant un enseignant du groupe scolaire. Le tribunal a souligné que ses déclarations étaient apparues constantes, précises et compatibles avec son jeune âge, désignant le prévenu dès les premiers échanges.

Le tribunal a insisté sur le fait que, entendue selon le protocole NICHD (National Institute of Child Health and Human Development), dans un cadre adapté au recueil de la parole des mineurs, l’enfant avait décrit le mode opératoire du prévenu, reproduisant les gestes sur une poupée lorsque les mots lui faisaient défaut. Il a estimé que la gêne au moment d’évoquer les faits, la précision de ses descriptions, l’expression de son ressenti et la réitération de ses déclarations devant les enquêteurs puis devant le psychologue, lequel n’avait relevé aucune tendance à l’affabulation, confortait la fiabilité de sa parole.

Des déclarations corroborées par des éléments objectifs

Le tribunal a par ailleurs retenu que les déclarations du prévenu étaient apparues évolutives sur le degré de connaissance de la victime et les gestes qu’il avait pu avoir, niant tout d’abord tout contact physique avant d’admettre lui avoir tiré la capuche et fait des chatouilles, tout en contestant les attouchements dénoncés. Le tribunal a jugé que la contrainte résultait de la particulière vulnérabilité de la victime, âgée de trois à cinq ans au moment des faits, ainsi que de la qualité d’animateur scolaire du prévenu, adulte référent exerçant du fait de ses fonctions une autorité de fait sur cette enfant.

En outre, le tribunal a considéré que les éléments objectifs de la procédure corroboraient également les déclarations de la victime. Il a relevé que la configuration de la cour de récréation permettait la commission des faits hors de la vue des autres adultes. Il a également souligné que l’exploitation du téléphone du prévenu avait révélé qu’il entretenait des contacts physiques avec certains enfants et conservait des photographies de certains d’entre eux, alors même qu’il connaissait les règles professionnelles interdisant ce type de comportement.

 

 

 


Source:

www.actu-juridique.fr

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