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Forum de rentrée littéraire : 12 éditeurs présentent leurs titres stars de l’automne 2026

Dès 9h30, la librairie 7L, nichée au cœur du VIIᵉ arrondissement de Paris, accueillait les premiers invités de la 4ᵉ édition du Forum de rentrée littéraire organisé par Livres Hebdo. Dans une atmosphère studieuse mais conviviale, journalistes, libraires, éditeurs et influenceurs ont pris place pour découvrir en avant-première les temps forts de la prochaine saison éditoriale. La première table ronde a ouvert la matinée avec, de gauche à droite, Louise Daunou (Albin Michel), Adrien Bosc (Julliard/Sous-Sol), Véronique Cardi (JC Lattès), Joseph Ghosn (Madame Figaro) et Jacques Braunstein, rédacteur en chef de Livres Hebdo.

 

Table Ronde 1 (Albin Michel, Julliard, JC Lattès)

Table ronde 1 (de gauche à droite) : Louise Danou, Adrien Bosc, Véronique Cardi- Photo OLIVIER DION

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« Que serait une rentrée littéraire sans Amélie Nothomb ? » Les éditions Albin Michel ont ouvert les présentations avec L’Adolescence du perroquet, le 34ᵉ roman de l’autrice belge. Présenté par son éditrice Louise Danou comme un « conte cruel », l’ouvrage paraîtra le 19 août. L’éditrice s’est penchée plus tard sur une autre autrice de la rentrée avec Ne cherche pas le chaos, de Marion Brunet. À travers une fiction réaliste, la lauréate du prestigieux prix Astrid-Lindgren pose cette question : « Peut-on aimer son enfant dans le silence, en amputant une partie de son histoire ? », résume son éditrice.

Au tour ensuite d’Adrien Bosc, directeur des éditions Julliard, de présenter ses quatre romans, parmi lesquels Debout dans tes rêves d’Abdellah Taïa. « Il suffit d’ouvrir ce livre : toute la violence de l’exil, du racisme ordinaire est dans le premier chapitre », salue Joseph Ghosn. Inspiré de l’histoire personnelle de l’auteur, le roman raconte la relation qui se noue entre un jeune homme exilé à Paris et l’enfant dont il assure la garde. « C’est un livre magistral, son grand livre », abonde Adrien Bosc.

Enfin, Véronique Cardi, présidente des éditions JC Lattès, a présenté Rappelle-moi, ma belle, l’un des premiers romans de cette rentrée littéraire. Dans ce récit intime, Anna Ostasenko Bogdanoff, fille d’Igor Bogdanoff, revient sur l’histoire de sa famille. « Tout le travail de ce livre, qu’elle a écrit en partie au chevet de son père, consistait à aller chercher ce qui se cachait derrière les légendes », a expliqué l’éditrice.

Table ronde 1 : Liste complète des ouvrages

Julliard

La première phrase du premier livre, Philippe Besson
Debout dans tes rêves, Abdellah Taïa
Demi-Lune au soleil, David Lopez
Le petit cosmonaute, de Franck Courtès

Éditions du Sous Sol

En l’absence de corps, Anne Plantagenet

JC Lattès 

Championne, Nina Bouraoui
Fanny à la folie, Émilie de Turckheim
Les enfants gâtés de Butare, Dorcy Rugamba
Rappelle-moi, ma belle, Anna Ostasenko Bogdanoff 

Albin Michel 

Une histoire d’amours, Serge Joncour
Ne cherche pas le chaos, Marion Brunet 
Hanoi stories, Line Papin
Le roman de Sophie, Véronique de Bure

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Table ronde 2 (Actes Sud, Gallimard, Le Seuil)

Table ronde 2 (de gauche à droite) : Coralie Piton, Ludovic Escande et Maud Simonnot- Photo OLIVIER DION

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Pour cette deuxième table ronde, Jacques Braunstein était accompagné de Laure Adler. L’autrice et journaliste a notamment salué Rochebrune, le nouveau roman de Sophie Divry à paraître chez Actes Sud. Ce « road trip montagnard » suit une famille dysfonctionnelle partie en « team building familial ». « J’avoue que j’aime les livres qui me font rire. Il y en a peu, mais celui-ci en fait partie », s’est enthousiasmée l’ex-animatrice de France Inter. Un ton léger qui « bascule finalement dans l’histoire noire de cette famille confrontée à une montagne qui va la faire exploser », développe Maud Simonnot, directrice éditoriale d’Actes Sud.

Aux éditions Gallimard, Ludovic Escande a annoncé la parution de Je, le prochain roman de Lilia Hassaine. L’autrice et journaliste revisite l’univers de Jane Eyre de Charlotte Brontë en s’intéressant non pas à la célèbre héroïne, mais à Antoinette, la première femme démente de M. Rochester enfermée dans le grenier. Déjà au cœur de La Prisonnière des Sargasses de Jean Rhys, ce personnage trouve ici un nouveau souffle. « Lilia Hassaine reprend le flambeau à l’aune de #MeToo et nous livre ici un récit particulièrement moderne », analyse l’éditeur.

Pour conclure cette deuxième table ronde, Coralie Piton, présidente des éditions du Seuil, a présenté plusieurs ouvrages de la rentrée, dont le prochain roman de Sibylle Grimbert. Présentée comme « une grande fiction d’émancipation », La Grande Interruption raconte la rencontre improbable entre une jeune fille et une boîte dotée d’une intelligence artificielle. « Pour moi, ce n’est ni une fable ni une dystopie ; c’est davantage un roman philosophique », estime Coralie Piton.

Table ronde 2 : Liste complète des ouvrages

Le Seuil

La grande interruption, Sibylle Grimbert
Les Braves, Morgan Barrail
Le septième siffleur, Colin Niel
Darya et Dounya, Diaty Diallo

Actes Sud

Rochebrune, Sophie Divry
L’architecte de Notre-Dame, Aurélien Bellanger 
Nous aussi, Anne Godard
Abdallah superstar, Iman Ahmed

Gallimard

Je, Lilia Hassaine
Le Palais, François-Henri Désérable 
La solitude des professeurs est infinie, Yannick Haenel
Le pays des étés, Pierre Adrian

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Table ronde 3 : Flammarion, Robert Laffont, Grasset

Table ronde 3 (de gauche à droite) : Chloé Deschamps, Frédéric Martin, Alix Penent- Photo LUDOVICA RUSSO

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Alix Penent, directrice éditoriale de Flammarion, ouvre la troisième table ronde en annonçant Tuer le vieux, premier roman de Daria Marx. L’autrice, fondatrice du mouvement Gras Politique, signe un texte ancré dans une expérience biographique sur les violences faites aux enfants : « Sa narratrice qui s’apprête à porter plainte, il n’y a pas de place, et elle décide d’aller se faire justice elle-même. Il y a une énorme tension romanesque, un côté thriller, et un rapport au corps qui est absolument essentiel », souligne l’éditrice.

Baptiste Liger, directeur de la rédaction de Lire Magazine littéraire, rappelle qu’« à la rentrée on aime bien les livres atypiques » en introduisant Le Fabuleux piano de Sonia Devillers. Frédéric Martin, directeur général de Robert Laffont depuis janvier 2025, prend le relais pour expliquer ce récit dans lequel la journaliste de France Inter part à la recherche d’un piano volé par les nazis en 1943 à la famille d’éditeurs musicaux Enoch : « À l’époque, les partitions étaient le seul moyen de transmettre la musique. Ce que réussit Sonia Devillers de manière étonnante, c’est qu’elle n’enlève rien de la violence de ce qui s’est passé », confie l’éditeur.

Chloé Deschamps, éditrice chez Grasset, présente C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien, premier roman de cet auteur d’origine haïtienne déjà vendu dans plus de 30 pays, qui suit l’odyssée d’un migrant fuyant Port-au-Prince à travers 13 pays jusqu’au Canada : « On est en présence d’un auteur. C’est vraiment une langue capable de dire le pire et le meilleur, une voix pleine d’humour, et il la tient de bout en bout », affirme l’éditrice.

En clôture de cette table ronde, deux éditeurs ont partagé leurs coups de cœur : Alix Penent a cité Racontez-moi tout d’Elizabeth Strout (Flammarion), et Frédéric Martin Oroppa de Safae El Khannoussi (Robert Laffont).

Table ronde 3 : Liste complète des ouvrages

Flammarion

Vivre sans bonheur et n’en point dépérir, Véronique Ovaldé
Tuer le vieux, Daria Marx
Zones à défendre, Bénédicte Dupré-Latour
L’Inconnue du quai de Javel, Philippe Jaenada

Robert Laffont

L’Enfant grise, de Grégoire Courtois
Le Joker magnifique : les enracinées, Claire Norton 
Le Fabuleux piano, Sonia Devillers 
Le Bal des foudroyés, Camille Pascal

Grasset

C’était ça ou mourir, Thélyson Orélien
Les Filles du 9 juin, Maylis Besserie
Chronique d’un royaume perdu, Ananda Devi
Jean & Romain, Myriam Anissimov

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Table ronde 4 : L’Iconoclaste, Calmann-Lévy, Stock

Table ronde 4 (de gauche à droite) : Stéphanie Polack, Jeanne Grange, Sylvie Garcia- Photo LUDOVICA RUSSO

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Sylvie Garcia, directrice littéraire à L’Iconoclaste, ouvre la quatrième table ronde en présentant La Dernière des Wilberforce, sixième roman de Julia Kerninon. L’autrice, nourrie de culture américaine et anglaise dont elle est également traductrice, signe un roman choral à une dizaine de personnages, traversé par la question des violences sexuelles : « Son défi littéraire était de montrer comment ces violences sont partout autour de nous. Dans ce roman, elle va parsemer des indices en permanence jusqu’au dénouement », résume l’éditrice.

Chez Calmann-Lévy, Baptiste Liger, directeur de la rédaction de Lire Magazine littéraire, introduit Lola va mourir de Victor Dumiot, deuxième roman de l’auteur, qui met en scène Lola, fuyant un mari humiliant, et Franck, sortant de prison, tous deux à un tournant de leur vie. « Il faut se méfier des chiens enragés », lâche-t-il, avant de laisser la parole à Jeanne Grange, éditrice de la maison : « Le tour de force de ce livre, c’est qu’on doute de tout ce qu’elle nous raconte. Elle a réussi à créer une narratrice non fiable, dont on remet en question chaque mot » affirme-t-elle.

Chez Stock, Stéphanie Polack, directrice littéraire depuis 2023, présente Un diamant dans les gravats de Luz, dessinateur de Charlie Hebdo rescapé de l’attentat du 7 janvier 2015, qui s’est fait enfermer dans le Centre Pompidou en chantier pour y écrire ce premier texte littéraire : « C’est assez émouvant et remuant de le voir déambuler dans les décombres d’un musée. Même s’il convoque des œuvres assez sombres, il le fait avec toujours l’humour et le génie sarcastique qui est le sien », confie l’éditrice.

En clôture de cette table ronde Jeanne Grange a mentionné L’Architecte romaine de Melania G. Mazzucco. Stéphanie Polack a quant à elle recommandé L’Audition de Katie Kitamura, Alors que Sylvie Gracia évoquait Le Nouveau visage de Nathalie Azoulai à paraitre début octobre.

Table ronde 4 : Liste complète des ouvrages

L’Iconoclaste

La Dernière des Wilberforce, Julia Kerninon
Vagabondes, Joséphine Tassy
Joseph dans la nuit, Olivier Grondeau

Calmann-Lévy

Chante méchante, Guillaume Sire
Shanghai, cinq heures quarante, Ada Walter
Le Seul Gouffre du monde, Guillaume Huon
Lola va mourir, Victor Dumiot

Stock

Mon Imam, Sabyl Ghoussoub
La Part absente, Rachida Brakni
La Méthode, David Djaïz
Un diamant dans les gravats, Luz

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Source:

www.livreshebdo.fr

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