Été 2023, à Paris : l’appartement de Gianluigi Donnarumma, alors gardien du PSG, sur l’avenue Montaigne a été le théâtre d’un cambriolage violent au cours duquel le joueur et sa compagne ont été agressés. L’attaque, qualifiée de home-jacking et qui a profondément choqué le milieu sportif, a entraîné l’ouverture d’une enquête judiciaire visant à éclaircir l’organisation et le financement du raid.
L’instruction a mis au jour une mécanique complexe : des auteurs de terrain auraient exécuté l’opération sur ordre d’une structure criminelle dont la coordination s’effectuait depuis l’univers carcéral. Les investigations indiquent que l’opération a été planifiée et financée à hauteur de 2 millions d’euros, montant évoqué par les enquêteurs pour qualifier l’ampleur du dispositif mis en place.
Les magistrats s’intéressent plus particulièrement à deux détenus décrits comme les instigateurs présumés, accusés d’avoir recruté, encadré et terrorisé les intervenants extérieurs depuis leur lieu de détention. L’un des deux suspects a été retrouvé pendu dans sa cellule au cours de l’enquête, fait qui complexifie le dossier et pose des questions sur la gestion et la surveillance en milieu pénitentiaire. Ces éléments soulignent la capacité de certains réseaux à maintenir des liaisons et des consignes malgré l’incarcération.
L’affaire soulève des enjeux de sécurité pour les personnalités à haute visibilité et met en lumière les défis des services chargés de lutter contre les organisations criminelles implantées hors des rues, au cœur même des établissements pénitentiaires. L’enquête reste en cours et doit désormais permettre de préciser les responsabilités et d’identifier l’ensemble des acteurs impliqués, tandis que la question de la prévention des menaces contre des domiciles sensibles se pose avec acuité pour les autorités et les clubs concernés.




