Observer Nicolas Revel, ce mercredi 10 juin, c’est regarder un homme de pouvoir qui s’emploie à ne pas en avoir l’air. Dans la cour de l’hôpital Robert-Debré à Paris, pour la pose de la première pierre de l’Institut du cerveau de l’enfant, Emmanuel Macron est là. Elus, médecins, dirigeants d’administration et conseillers circulent dans ce petit théâtre républicain où chacun sait à qui parler, où se placer. Le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), lui, fuit la lumière. Pas de discours, il laisse les autres parler. Mais le contrechamp raconte autre chose. C’est à lui que le chef de l’Etat réserve la poignée de main la plus chaleureuse. A lui que Bruno Bonnell, le patron du programme d’investissements publics France 2030, demande son avis sur l’emploi des crédits encore disponibles.
Ainsi navigue Nicolas Revel. Au centre sans jamais s’y installer, mais jamais loin de ceux qui décident. « Il murmure à l’oreille des plus hauts responsables politiques, assure l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, dont la nomination avait d’ailleurs été suggérée par le haut fonctionnaire à l’Elysée. C’est l’un des serviteurs de l’Etat les plus influents du pays. » A 60 ans, il est l’un des meilleurs connaisseurs du système de santé français. Et sans doute l’un de ceux à qui la crise politique et hospitalière actuelle donne envie de prendre des responsabilités politiques dans les années à venir.
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