Le Service de l’immigration et des douanes des États-Unis, dit l’ICE, a de nouveau fait parler de lui. Ces agents ont tué par balles deux personnes en une semaine. Les contrôles réalisés par l’ICE ont causé trois décès depuis le début du mois de janvier, portant à cinq le nombre de personnes tuées par l’agence depuis le début de l’année. Les citoyens américains Renée Good et Alex Pretti avaient été tués à Minneapolis en janvier 2026. Deux évêques texans ont décidé de prendre la parole au travers d’une réflexion pastorale commune publiée le 20 juillet.
“En tant que catholiques, nous croyons que toutes les personnes sont créées à l’image et à la ressemblance de Dieu et, par conséquent, nous déplorons toutes les situations où la vie humaine est interrompue de manière non naturelle. Il s’agit là d’un enseignement fondamental de notre foi, que nous ne nous lasserons jamais de proclamer en tant que disciples de Notre Seigneur Jésus-Christ”, ont écrit Mgr Daniel E. Garcia, évêque d’Austin, et Mgr Brendan J. Cahill, évêque de Victoria. Et d’ajouter : “Les atteintes à la dignité humaine ne peuvent en aucun cas être banalisées”.
“Un préjudice profond”
Au passage, les deux évêques reprennent le message pastoral spécial de la Conférence épiscopale des États-Unis (USCCB) de novembre 2025 sur l’immigration. Celui-ci explique la préoccupation de ses membres, lorsqu’ils constatent “au sein de notre peuple, un climat de peur et d’angoisse autour des questions de profilage et d’application des lois sur l’immigration”.
Les évêques s’appuient également sur la lettre pastorale de 2018 de l’USCCB sur le thème du racisme. Intitulée “Open Wide Our Hearts” (Ouvrons grand nos cœurs), elle souligne que “le profilage racial, en particulier, porte atteinte à la dignité donnée par Dieu”. En effet, cette pratique “inflige également un préjudice profond aux individus, aux familles et aux communautés en alimentant la peur, en érodant la confiance et en augmentant le risque de conséquences injustes, voire tragiques”.
“Enfant de Dieu”
Pour les deux signataires de la déclarations, “les actes qui portent atteinte à la dignité d’une personne ou d’un groupe de personnes, ou qui la méprisent, ne devraient jamais être normalisés dans notre société”. Et de lister, par exemple, “la déshumanisation des immigrés”, et ce “quel que soit leur statut juridique”, ou encore “la diffamation des agents des forces de l’ordre”.
Dans leur communiqué, Mgr Garcia et Cahill “réaffirment le rôle légitime des autorités civiles dans l’application de la loi”, mais “de manière humaine et dans le respect des droits fondamentaux de l’homme, notamment le droit à la vie et le droit à un procès équitable”. S’unissant “dans la prière pour les âmes des personnes tuées et pour leurs familles, pour notre nation, ainsi que pour tous ceux à qui sont confiées des responsabilités au service public”, ils prient aussi “pour que cessent les discours déshumanisants, les préjugés raciaux et la violence, et pour un engagement renouvelé à reconnaître la dignité inhérente à chaque personne en tant qu’enfant de Dieu”.
Rapports accablants
Dans un rapport publié en juin dernier, Human Rights Watch et Physicians for Human Rights ont recensé 52 décès de personnes détenues par l’ICE au cours des 500 premiers jours du second mandat de Trump. Les deux organisations non-gouvernementales estiment que l’agence fédérale “ne divulguait pas suffisamment d’informations sur les circonstances entourant les décès survenus en détention”.
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Source:
www.reforme.net







