Ce projet de loi sur la sécurité civile est une des victimes collatérales de la dissolution de l’Assemblée nationale de 2024, un texte remisé dans les cartons, puis ressuscité au moment critique. Au plus haut sommet de l’État, on compte désormais dessus et on aimerait même lui trouver une place dans un calendrier parlementaire déjà bien rempli.
Mise en garde tout de même, « ce n’est pas la réponse miracle à la crise de cet été », glisse-t-on dans l’exécutif. Le contenu porte plus sur l’organisation des secours et la répartition des missions entre pompiers et sécurité civile. Le gouvernement veut éviter à tout prix une loi trop technique, pas assez lisible, qui tomberait à plat face à de grandes attentes avec l’ampleur des incendies.
Un texte limité
Matignon, qui s’en empare, juge le texte perfectible, avec des mesures à compléter. « Le ministre de l’Intérieur est moteur sur la question », assure l’entourage du Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui, comme à son habitude, délègue également la charge au Parlement et va désigner des parlementaires pour faire avancer le dossier malgré les fractures des deux chambres.
Le compromis apparaît encore et toujours comme seule voie de recours pour parer les critiques d’un projet de loi qui sera forcément limité à une poignée d’articles. Des réunions ministérielles sont prévues la semaine prochaine à ce sujet.
Source:
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