Après ses insultes racistes contre Kylian Mbappé, la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla fait l’objet d’une plainte de la FFF et de l’ouverture d’une enquête en France. Mais que risque-t-elle vraiment?
L’affaire a pris une tournure judiciaire. Depuis mardi, la justice française a dans le viseur la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla, auteure de propos racistes à l’égard de Kylian Mbappé, il y a trois jours après la victoire de la France contre le Paraguay (1-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Une enquête pour « injure publique et provocation à la haine ou à la violence » a été ouverte hier, par le parquet de Paris. Dans un message ignoble posté sur son compte X, la sénatrice avait notamment qualifié le capitaine des Bleus de « Camerounais colonisé », après l’élimination de son pays face à la France.
« Il est fort probable qu’elle ne comparaisse jamais devant un juge français pour ces faits »
Des investigations vont également être menées par l’Office central de lutte contre la haine en ligne, visant toutes les insultes qui ont suivi ce tweet. Le parquet de Paris souligne que les motifs d’injure publique et de provocation publique à la haine ou à la violence sont aggravés « en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, réelle ou supposée, de la victime ».
Dans les faits, la sénatrice paraguayenne peut-elle être réellement inquiétée par cette enquête française? La donne est un peu compliquée. Oui, la justice française est compétente dans cette affaire puisque la victime est française mais d’autres freins peuvent empêcher une condamnation de l’élue paraguayenne en France. Il faudrait tout d’abord que la justice paraguayenne accepte de laisser la main aux autorités françaises et qu’elle lève une potentielle immunité parlementaire. Elle devra ensuite donner les moyens légaux à Paris de juger cette sénatrice.
Elle encourt un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende
« Il est fort probable que cette femme ne comparaisse jamais devant un juge français pour ces faits », confie un avocat, connaisseur de la matière. Toutefois, celle qui aime particulièrement se rendre à Courchevel et Saint-Tropez pourrait un jour voir les policiers l’interpeller sur place. Un juge pourrait même décider de la mettre en examen à cette occasion, sans toutefois que ça n’aille plus loin. Elle encourt théoriquement un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.
Dans une lettre ouverte hallucinante pour justifier ses propos nauséabonds contre Kylian Mbappé, la sénatrice révélait son grande admiration pour la France où elle a vécu, étudié et passé des vacances. « Le problème est entre vous et moi », a-t-elle lancé. « Je n’ai jamais rien dit contre la France, au contraire, je suis avec vous, j’ai étudié dans un collège français de mes 2 ans jusqu’à mes 17 ans, j’y ai terminé ma scolarité. Je suis ce que je suis grâce au Collège de l’Immaculée Concepción et je suis là grâce à la formation qu’il m’a donnée, nous chantions La Marseillaise et nous honorions son drapeau avec le nôtre, je parle français et j’adore visiter la France. Le dernier Noël, je l’ai passé en famille à Courchevel et nous avons accueilli la nouvelle année à Saint-Tropez », s’était-elle vantée. Mais cet déclaration pour le pays de Kylian Mbappé pourrait bien lui vaoir une petite visite de la police si elle y remet les pieds.
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rmcsport.bfmtv.com




