La capitaine Marleau renfile sa chapka ! La flic à la gouaille inimitable revient dans un épisode inédit intitulé Compagnon ce mardi 5 mai 2026 à 21h10 sur France 2, et elle va devoir trouver la clé pour élucider le meurtre d’un apprenti serrurier dans une école de métiers aux allures de couvent. À ses côtés, Thierry Frémont et Helena Noguerra sont tous deux sur le banc des suspects de la fine limière.
Pour l’occasion, Corinne Masiero, l’interprète de la capitaine, s’est livrée dans un rare entretien à Télé-Loisirs sur son mythique personnage qui a fêté ses dix ans l’an passé. L’actrice, dont la jeunesse a été marquée par plusieurs épreuves, évoque son lien avec Josée Dayan, qui a donné vie à la capitaine Marleau, les coulisses de la série mais également ses combats. Confidences.
« Ça pue du cul ! » : Les confidences sans filtre de Corinne Masiero sur ses improvisations
Télé-Loisirs. Thierry Frémont et Helena Noguerra ont-ils été de bons partenaires de jeu ?Corinne Masiero. Ce sont deux icônes. Thierry est un acteur sublime. Quant à Helena, j’ai vraiment aimé cette nana qui a vécu beaucoup de choses, qui a une réflexion sur des sujets de société. Josée trouve toujours des perles. On a quand même eu Adjani, Marielle… C’est son talent.
On dit que vous aimez improviser. Qu’en pensent vos invités ?C’est vrai qu’il y a quelques improvisations, mais en dix ans de Marleau, on ne m’a jamais dit : ça pue du cul ! [rires] Je viens du théâtre de rue où on improvise beaucoup. Il y a toujours quelqu’un qui traverse la route, qui gueule, qui est bourré… Et on ne peut pas s’arrêter.
Mais je change surtout mes dialogues en amont. Je fais allusion à une information, un truc qui passe à la télé… J’apprends les répliques des autres pour ne pas les foutre dans la merde et pouvoir les relancer. Une fois, Charlélie Couture a tourné dans Marleau (dans l’épisode Claire obscure, en 2021, ndlr). Ado, j’étais fan, donc j’ai mis plein de répliques qui étaient des paroles de ses chansons.
Capitaine Marleau c’est un binôme entre vous et Josée Dayan…Marleau, c’est Josée, son intelligence et son œil ! Elle dit poliment que si je n’étais pas là, ça n’existerait pas. Mais les interprètes sont échangeables. On est à l’opposé. On n’a pas les mêmes goûts, même en cinéma, on ne vient pas du même milieu, mais c’est quelqu’un d’infiniment humaniste. C’est devenu une amie, je l’aime vraiment.
Quelle est sa patte selon vous ?Elle a une touche romanesque. Elle adore les romans, et, qui plus est, les romans policiers. Chez elle, il y a des affiches originales de films policiers des années 1950. Elle adore ça, et c’est ce qu’on perçoit dans sa manière de filmer.
Le revers de la médaille de Corinne Masiero : « On m’a poursuivi dans les toilettes d’un café »
Après plus que 10 ans de Capitaine Marleau, le plaisir est-il toujours le même ?Je ne fais pas les choses quand ça me fait chier. J’ai un toit, je peux encore bouffer pendant 20 ans si je veux sans aller faire la manche ou emmerder. Je le fais par plaisir. Mais ça demande beaucoup de boulot. Quand on finit les tournages, je suis vidée. Certains font des marathons, moi je fais des Marleau. [rires]
Les téléspectateurs sont toujours fidèles. Comment vivez-vous le succès ?Je ne vais pas me plaindre d’avoir de la reconnaissance puisque tous les interprètes ont des égos démesurés [rires]. Mais ce n’est pas pour ça que je le fais. Ça me permet de continuer à participer à des projets où je m’éclate.
Le contact avec les gens dans la vie quotidienne, c’est autre chose. Comme partout, il y a des cons, des gens lourds. On m’a déjà demandé un selfie pendant un enterrement, on m’a poursuivi dans les toilettes d’un café. Je ne suis pas tactile, je n’aime pas qu’on rentre dans ma bulle. Mais, en général, ça reste très bienveillant.
Est-ce que vous considérez le Capitaine Marleau comme un étendard de vos combats ? Pour moi, le militantisme, c’est tout le temps. Ce n’est pas Marleau qui parle, c’est moi, au travers de l’action que je fais. Un film, un téléfilm ou une pièce de théâtre, c’est une manière d’échanger, de parler de problèmes. Et pour moi, tout acte, même de divertissement, c’est un acte politique.
Source:
www.programme-tv.net



