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"La Belgique venge la planète football", la presse internationale s'amuse de l'élimination des Etats-Unis après l'affaire Balogun

L’élimination des Etats-Unis en 8e de finale de la Coupe du monde par la Belgique (4-1) suscite une sorte de soulagement de la presse internationale pour une question de morale après l’affaire Balogun, qui a joué mais n’a pas pesé lors de cette rencontre.

L’honneur est sauf! La victoire de la Belgique contre les Etats-Unis (4-1), lundi en 8e de finale de la Coupe du monde, a été presqu’unanimement vécue comme un soulagement pour une partie de la presse internationale. Car le match était enveloppé du scandale de l’affaire Balogun. Exclu lors du match précédent pour une semelle dangereuse contre la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant américain a vu sa suspension automatique levée après intervention du président américain Donald Trump auprès de la FIFA. Un scandale (l’ingérence politique est punie par les règlements de la Fifa) finalement balayé par la prestation ratée des Américains.

« Retourne ça! »

« La Belgique venge la planète football », savoure le tabloïd allemand Bild. « Lorsque Balogun pénètre sur la pelouse du Lumen Park à Seattle, 29 minutes avant le coup d’envoi, il est accueilli par les acclamations assourdissantes des supporters américains: même chose lorsqu’il est présenté avec l’équipe à l’intérieur du stade. Durant le match, toutefois, on le voit peu, si ce n’est pour une simulation présumée et une frappe en fin de rencontre. »

The Athletic, nom du cahier Sports du New York Times, s’attarde aussi sur le match raté de l’attaquant monégasque. « Il a été transparent après la polémique autour de sa carte », note le média américain. « Sans que ce soit directement de sa faute, Balogun s’est retrouvé au cœur d’une controverse dans le monde du football ces 36 dernières heures, devenant le point central de l’affaire la plus polémique du tournoi. Sur le terrain, (…) il n’a généralement pas eu d’impact majeur sur le jeu. Sa prestation était très attendue, car elle intervenait au lendemain de la suspension controversée, par la FIFA, de la sanction qui le privait de match suite à son carton rouge. La fédération belge avait publié un communiqué indiquant qu’elle avait ‘informé la Fédération américaine de football qu’elle contestait l’éligibilité du joueur si celui-ci figurait sur la feuille de match de l’arbitre. Toutes les options restent ouvertes pour la suite’. Après ce résultat, aucune mesure ne devrait être nécessaire. »

« Même Trump n’a pas pu sauver les Etats-Unis de l’élimination »

Le média s’en prend plus largement aux joueurs de Mauricio Pochettino. « Avec des dizaines de millions d’Américains devant leur écran, un engouement et un soutien populaire inédits, une diffusion en prime time un lundi soir sous les projecteurs du monde entier, c’était une opportunité sans précédent pour l’équipe nationale masculine des États-Unis, pour ses joueurs et pour la discipline. Et ils l’ont gâchée. Ils ont échoué lors du plus grand test de leur vie. »

En Angleterre, le Daily Mail lance un « retourne ça! » ironique. « Même Trump n’a pas pu sauver les Etats-Unis de l’élimination », poursuit le tabloïd en estimant que le président américain « s’est inquiété pour le mauvais attaquant ». « Son vœu (d’annuler la suspension de Balogun) fut exaucé, mais au final, cela n’eut que peu d’importance. Car pendant plus de 90 minutes haletantes et éprouvantes à Seattle, c’est l’attaquant belge Charles De Ketelaere qui contribua à décider du sort de cette confrontation en Coupe du monde. »

The Sun s’attarde sur cette « calamité US » et la « disasterclass » du pay hôte qui a concédé « le pire but de l’histoire de la Coupe du monde » avec la grosse boulette du gardien Matt Freese sur le troisième but belge.

Enfin, Marca applaudit aussi la prestation belge. « La Belgique a transformé le tumulte en rage, le débat en football et la controverse en une véritable leçon de maître », lance le journal espagnol. « Lors de cette soirée marquée par l’affaire Balogun, les Diables Rouges ont écrasé les États-Unis, éliminant le dernier pays hôte en lice grâce aux buts de De Ketelaere, Vanaken et Lukaku, et livrant leur meilleure performance de la Coupe du monde au moment crucial. Ni l’ambiance, ni la grâce, ni le rêve américain n’ont pu arrêter une équipe belge qui a pris justice en main et décroché un quart de finale contre l’Espagne. »


Source:

rmcsport.bfmtv.com

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