Explication
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Les commentaires bibliques
« … Que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »
Deux exhortations apostoliques majeures du précédent pontificat – Evangelii Gaudium, La joie de l’Évangile et Amoris Laetitia, La joie de l’amour – ne portent pas par hasard le mot joie au centre de leur titre. Car la joie du Christ est bien au cœur de l’Église. Qu’elle soit portée par la famille ou par la mission, elle doit être au cœur du chrétien comme en son témoignage.
Mais il ne s’agit pas d’une idéalité de joie, une joie sans arêtes, quasi « sphérique », sans aspérités et immuable. Il s’agit au contraire d’une joie polyédrique, en devenir, adaptative et vivante. Thomas, exultant de joie, découvre « son Seigneur et son Dieu » en touchant les plaies du Christ ressuscité. Là est toute son humanité, là est toute sa divinité.
L’avènement de la joie chrétienne n’est pas celui d’un monde sans blessures, mais celui de blessures transfigurées. L’Église n’a ni la vocation d’être un club de rabat-joie, ni celle d’être une agence publicitaire pour des joies factices. Animée d’un Souffle toujours vivant, elle nous donne d’habiter l’amour du Père et, par le testament du Fils, de devenir de véritables héritiers de la Joie.
Cette joie est parfaite parce qu’elle est allée jusqu’au bout de la vie.
Autres lectures : Ac 15, 7-21, Ps : 95 (96)
Source:
www.la-croix.com



