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"La porte ne se rouvrira pas": Emmanuel Macron prévient Andorre qu'il faut qu'elle arrête de tergiverser sur l'accord d'association avec l'UE

En visite en Andorre dont il est l’un des deux co-princes en tant que chef de l’État français, Emmanuel Macron a appelé la principauté d’Andorre à conclure son accord d’association avec l’Union européenne.

Le président français et co-prince d’Andorre Emmanuel Macron a appelé mardi la principauté à adopter l’accord d’association conclu avec l’Union européenne, avertissant que dans le cas contraire « la porte se refermera ».

« Si à la fin vous disiez non, ou pas maintenant, on va renégocier (…) on va faire une meilleure négociation, la porte ne se rouvrira pas », a-t-il lancé dans une allocution aux Andorrans.

« Je vous le dis en toute sincérité, la Commission européenne et tous les gens qui se sont engagés pendant des années pour arriver à cet accord maintenant conclu diront ‘on en a marre de ces gens-là' », a-t-il ajouté.

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Un accord d’association avec l’UE doit permettre à la principauté d’Andorre de participer au marché commun sans devenir État membre de l’UE. Le texte doit encore être soumis à référendum. Le petit pays pyrénéen, dont la surface équivaut à moins de deux fois celle de Marseille, est connu pour ses pistes de ski et sa fiscalité avantageuse. Mais il a quitté la liste des paradis fiscaux de l’OCDE en 2010 et mis en place depuis des taxations modérées, bien inférieures à celles de la moyenne dans l’UE.

La « singularité » du petit État pyrénéen

Le président français avait salué lundi la « singularité » d’Andorre, entre attachement à ses « traditions » et « destin européen ». « C’est dans cette tension permanente entre la modernité à laquelle nous sommes confrontés (…) et ses traditions, entre son ancrage, son enracinement et son avenir européen que se joue le destin de la principauté », a lancé Emmanuel Macron lors d’un dîner offert par le second coprince, Mgr Josep-Lluis Serrano Pentinat.

En vertu d’un système vieux de plusieurs siècles, le chef de l’État français partage en effet les fonctions de co-prince d’Andorre avec l’évêque catholique de la ville frontalière espagnole d’Urgell.


Source:

www.bfmtv.com

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