Actualités"La vie mutilée des enfants de Gaza"

"La vie mutilée des enfants de Gaza"

A la Une de la presse, ce jeudi 9 juillet, les réactions au sommet de l’Otan qui s’est achevé hier. Le président Trump a annoncé, à cette occasion, qu’il allait autoriser l’Ukraine à fabriquer des missiles Patriot. La survie difficile des habitants de Gaza, malgré l’accord entre Israël et le Hamas. Dans l’enclave palestinienne, les civils continuent de mourir, dont beaucoup d’enfants. Et la rencontre, ce soir, entre la France et le Maroc en quarts de finale du Mondial.

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A la Une de la presse, les réactions au sommet de l’Otan qui s’est achevé hier, à Ankara, un rendez-vous qui a ressemblé à un tour de montagnes russes.

A la Une du Financial Times, ce matin, des dirigeants tout sourire sur la photo de famille autour d’un président Trump enchanté par «l’amour» présent selon lui dans la pièce. Malgré ce «happy end», le site américain Axios évoque un sommet «troublé et troublant», marqué par les «menaces» de Donald Trump dans sa «campagne permanente» «pour humilier les dirigeants européens». A l’arrivée, tout le monde a le tournis. Le Figaro raconte des alliés de l’Otan «déstabilisés par la posture schizophrène» du président américain. Le journal belge Le Soir parle d’un sommet «sauvé des eaux en fin de partie par son boulet», Donald Trump, qui a, comme à son habitude, soufflé «le chaud et le froid». La conclusion du Wall Street Journal est assez cruelle pour les membres de l’Otan, accusés d’avoir «abaissé leurs exigences en matière de réussite: satisfaire Donald Trump» et de considérer comme une «victoire» le simple fait qu’il n’a pas «menacé d’abandonner complètement l’alliance».

Le président Trump, qui a annoncé qu’il allait autoriser l’Ukraine à fabriquer des missiles Patriot. Le Monde évoque «une promesse aux contours flous», en rappelant que seuls deux pays ont l’autorisation pour fabriquer les Patriot en dehors du territoire américain: le Japon et l’Allemagne, dont la production sur le site de Schrobenhausen «est d’ores et déjà prévue pour l’Ukraine», mais «démarre à peine», les délais avant que Kiev soit en mesure d’en produire pour elle-même s’annonçant encore plus longs, notamment à cause de la sécurisation d’un tel site. D’après The New York Times, cette éventuelle production ukrainienne prendra «des années», d’autant que l’annonce de Donald Trump a été faite sans qu’aucune entreprise américaine concernée n’en soit informée.

De son côté, la Russie peut compter sur le soutien de la Corée du Nord. Kyiv Post, qui cite le renseignement militaire ukrainien, affirme que Pyongyang fournit désormais entre 25 % et 40 % des besoins de la Russie en munitions d’artillerie et que la Corée du Nord lui a aussi livré «plus de 100 missiles balistiques, 600 systèmes d’artillerie et 7 millions d’obus depuis juin 2023». Moscou cherche aussi à recruter à l’étranger pour pallier la pénurie de volontaires. D’après le rapport d’une ONG cité par La Croix, au moins 361 Égyptiens ont été recrutés par l’armée russe pour combattre en Ukraine. Parmi eux, beaucoup de jeunes attirés par des bourses d’études alléchantes.

A Gaza, malgré l’accord entre Israël et le Hamas, les civils continuent de mourir, dont beaucoup d’enfants. Depuis le soi-disant cessez-le feu du 10 octobre. 1050 Palestiniens ont été tués dans l’enclave, dont 28% d’enfants, selon l’ONU. Des chiffres relayés par La Croix, alarmé de voir le peuple de Gaza «disparaître de nos radars», «comme s’il était tombé dans un trou de l’histoire». Les enfants continuent de mourir et ceux qui survivent sont pour beaucoup, mutilés. L’enclave détient le record du plus grand nombre d’enfants amputés par habitant de la planète, selon l’OMS, et Le Monde raconte leur difficile reconstruction, «malgré les déplacements forcés et la pénurie de soins dans ce territoire en ruines». Akram Al-Fayoumi, 13 ans, a été amputé de la jambe droite et du bras gauche, perdus le 4 août 2024, alors qu’il s’apprêtait à laver ses rollers avant de rejoindre ses copains. Deux missiles sont tombés sur l’école où il avait trouvé refuge avec sa famille. Revenu à Gaza, après avoir été évacué et mal soigné en Egypte, il vit aujourd’hui dans l’insalubrité des tentes, les maladies et la chaleur, avec une prothèse mal adaptée. Il raconte les décharges électriques qui parcourent son bras amputé, les douleurs provoquées par l’os de son genou, qui continue de grandir et lui perce la peau.

Les souffrances infligées par l’armée israélienne concernent aussi les détenus palestiniens. The Guardian publie la photo d’un prisonnier en sous-vêtements, les yeux bandés et attaché à une barre de fer, largement diffusée sur les réseaux sociaux et qui corrobore, selon lui, les accusations de «torture» infligée par Israël à des détenus palestiniens – des actes relevant du crime de guerre, selon des ONG de défense des droits humains. The Guardian, qui fait état de la mort, dans une frappe israélienne… d’un travailleur humanitaire qui organisait des projections de la Coupe du monde à Gaza. D’après le journal, Mohamed al-Wahidi est décédé lorsqu’un missile a touché son taxi, juste avant les huitièmes de finale du Mondial entre l’Égypte et l’Argentine. Deux frères âgés de huit et dix ans et un autre homme qui se trouvait à proximité, ont également été tués dans cette frappe, qui ne ciblait pas Mohamed al-Wahidi, selon l’armée israélienne.

Un mot, pour terminer, de la rencontre, ce soir, entre la France et le Maroc en quarts de finale du Mondial. Le Parisien/Aujourd’hui en France annonce un «choc royal» entre «deux formations sûres de leur force et deux nations étroitement liées par leur histoire». Le Maroc, «équipe redoutable que les Bleus connaissent bien et qu’ils avaient su écarter 2 à 0 en demi-finale de la Coupe du monde il y a 4 ans», rappelle L’Equipe. Les «destins croisés» de l’ex-puissance coloniale et de son ancien protectorat, à retrouver aussi du côté de L’Humanité. Le journal est allé à la rencontre des binationaux, qui vont vivre, comme en 2022, un «match particulier». Beaucoup de ces Franco-marocains disent ne pas se sentir «50/50 mais pleinement les deux». L’un d’entre eux rappelle que le foot «doit rassembler, pas diviser». Que le meilleur gagne.

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Source:

www.france24.com

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