“L’Aipac est-elle fichue ?” se demandait, il y a quelques mois, The Nation, jugeant que l’American Israel Public Affairs Committee, le plus influent lobby pro-israélien aux États-Unis, “ressemble de plus en plus à un tigre de papier […] vu avec un certain scepticisme par les électeurs, voire du dégoût”.
“Pendant des décennies, son soutien pouvait décupler les chances de succès d’un politicien dans les urnes. Ces temps-ci, en revanche, il peut s’apparenter au baiser de la mort”, confirme le Financial Times (FT). Dans la série en cours des primaires aux élections de mi-mandat, qui auront lieu en novembre, plusieurs candidats ont ainsi fait un atout de l’hostilité à l’Aipac.
C’est le cas dans le Michigan où se tient, mardi 4 août, une primaire démocrate particulièrement observée. Le progressiste Abdul El-Sayed, candidat au Sénat de Washington, accuse son adversaire, Haley Stevens, d’être redevable à l’Aipac.
La même tactique a semble-t-il payé pour un autre progressiste à New York, Brad Landler, qui a remporté la primaire démocrate pour un siège à la Chambre des représentants, en mettant en avant le soutien de l’Aipac à son adversaire Dan Goldman. “Je pense vraiment que les candidats qui reçoivent de l’argent de Wall Street, des cryptos, de l’IA et de l’Aipac, les électeurs en ont
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