Le double séisme qui a frappé le Venezuela mercredi a causé une catastrophe humaine et économique majeure, avec au moins 1 .430 morts, 50.000 disparus et des dégâts estimés à 7 milliards de dollars, dans un pays déjà en grave crise financière.
Les dégâts provoqués par le double séisme qui a secoué le Venezuela mercredi sont considérables. Au moins 1.430 personnes sont décédées et 50.000 sont toujours portées disparues, alors que les dommages matériels sont évalués à près de sept milliards de dollars (6,1 milliards d’euros), une somme équivalente à environ 6% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, c’est-à-dire de la totalité des richesses produites en une année, selon le Programme des nations unies pour le développement (PNUD).
Cette évaluation préliminaire du PNUD, menée dans les heures qui ont suivi les tremblements de terre dévastateurs et dévoilée samedi 27 juin, s’appuie notamment sur des images satellites et des données démographiques. Le PNUD précise que son estimation « n’inclut pas les dommages causés aux infrastructures, les conséquences économiques globales, ni les coûts de reconstruction à long terme » et que l’impact total est généralement jusqu’à trois fois supérieur.
7 millions de personnes touchées
Les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du pays mercredi ont laissé un paysage de dévastation, avec d’innombrables immeubles effondrés, en particulier à La Guaira, ville côtière voisine de Caracas, où la population dénonce l’insuffisance des opérations de secours locales.
Près de sept millions de personnes seraient affectées par les deux séismes, ont estimé samedi les Nations unies. « Jusqu’à 6,76 millions de personnes pourraient avoir été touchées par les séismes dévastateurs qui ont frappé le Venezuela », dont deux millions rien qu’à Caracas, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Le séisme est intervenu alors que le Venezuela était déjà dans une situation économique très difficile. Le pays s’apprêtait à restructurer une dette publique colossale, une étape cruciale dans sa reconnexion avec le système financier international après des années de défauts de paiement sous le gouvernement du président déchu Nicolás Maduro. Avant le séisme, un plan devait être publié début juillet. Selon le Financial Times, le montant réel de la dette vénézuélienne serait beaucoup plus élevé qu’anticipé par les marchés. Cette restructuration risque donc d’être la plus importante de l’histoire, son ampleur dépassant celle de la Grèce en 2012.
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