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Le mois de juillet 2026 est le plus chaud jamais enregistré en France, les petits cours d'eau en "situation critique"

Des températures bien au-dessus de tout ce qu’on a connu jusqu’ici. Météo France confirme, mardi 4 août, que la France vient de vivre son mois de juillet le plus chaud jamais enregistré depuis 1900. Avec une température moyenne de 24,9°C, le mois dernier efface les précédents records de la canicule d’août 2003 (24,8°C) et de juillet 2006 (24,4°C), précise le prévisionniste. Le thermomètre a largement et souvent dépassé les 40°C. « Du jamais vu », selon Météo-France. Les maximales sont 5,2°C au-dessus des moyennes.

Le mois a été marqué par une vague de chaleur exceptionnellement longue, du 4 au 19 juillet, avec pour conséquences ces incendies, notamment dans le Var et en Gironde. La vigilance rouge canicule a touché 70 départements le 12 juillet. L’épisode de chaleur a laissé place à des orages particulièrement violents : 20 000 impacts de foudre le 16 juillet, une tornade près de Saint-Étienne.

Un « soleil accablant » a dominé le pays, rapporte Météo-France. Avec 35% d’ensoleillement en plus dans l’ensemble du pays. Brest enregistre, par exemple, 339 heures d’ensoleillement au total. La durée a plus que doublé.

43% des rivières en assec ou en rupture d’écoulement

La terre s’assèche donc plus vite. La sécheresse atteint des niveaux record avec des conséquences pour nos cours d’eau. La sécheresse actuelle est équivalente à celle de 2022. L’Office français de la biodiversité (OFB), qui surveille le niveau de plus de 3 000 cours d’eau, livre son bilan de juillet : 43% de rivières en assec ou en rupture d’écoulement. Il alerte sur une « situation historique et critique pour les petits cours d’eau français » et sur « une dégradation exceptionnelle de l’état de nos rivières à la fin juillet ».

Géographiquement parlant, « toutes les régions sont touchées, particulièrement sur un axe Vendée-Grand Est, ainsi que le centre du Sud de la France », selon l’OFB. Les secteurs les plus fragiles sont la Creuse, la Vendée, la Loire-Atlantique, l’Aveyron, la Côte-d’Or, la Nièvre, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime.

Les poissons des rivières en danger

« C’est inquiétant sur deux aspects, d’une part parce que l’eau potable vient pour un tiers des eaux de surface et puis parce que ça a évidemment un impact sur la biodiversité », explique Pierre-Édouard Guillain, directeur délégué à l’OFB. « On a constaté des mortalités piscicoles importantes sur un certain nombre d’endroits, certains sont habitués à être en assec, là on a des cours d’eau qui n’étaient pas habitués à avoir des régimes d’assec, ça va venir perturber leur fonctionnement habituel », précise-t-il.

L’OFB craint une mortalité importante des végétaux et animaux. Le réchauffement climatique renforce le risque de vagues de chaleur précoces et leur intensité.


Source:

www.radiofrance.fr

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