Les quelque 1 300 agents des 68 bibliothèques parisiennes sont appelés à la grève jeudi 7 mai pour alerter le nouvel exécutif d’Emmanuel Grégoire sur les « sous-effectifs » et le « sous-dimensionnement » des derniers équipements ouverts dans la capitale.
La ville « attentive aux préoccupations exprimées »
Cet appel à un mouvement « reconductible », lancé par l’intersyndicale Supap-FSU-CGT-FO, intervient dans un contexte tendu, avec des grèves dans plusieurs bibliothèques dont celle de La Canopée aux Halles contre des « conditions de travail dégradées » face à une « surfréquentation ». Interrogée, la ville de Paris s’est dite « attentive aux préoccupations exprimées », et assure qu’elle « recevra très prochainement les organisations syndicales pour échanger ».
Selon les syndicats, le nouveau plan Lire à Paris pour 2025-2029, présenté en Conseil de Paris en juillet dernier, contient des « injonctions sans moyens supplémentaires », expose à l’AFP Aurélia Collot du Supap-FSU. « Ce plan contient l’ambition forte d’aller vers des publics éloignés des bibliothèques, mais en durcissant nos conditions de travail », déplore Pascal Ferry, représentant Supap-FSU des personnels à la Direction des affaires culturelles de la ville (DAC). L’intersyndicale dénonce des « sous-effectifs » qui « se généralisent » dans le réseau, ainsi que le « sous-dimensionnement » des derniers établissements ouverts.
Des inquiétudes croissantes
En particulier la dernière née, la médiathèque Virginia-Woolf dans le XIIIe arrondissement, où les agents se sont mis en grève en avril pour dénoncer « le manque de moyens humains pour faire face aux incivilités », développe Pascal Ferry. Dans ce contexte, le projet d’ouvrir une nouvelle médiathèque Porte des Lilas est une très mauvaise idée. » Les syndicats demandent le « dégel » des recrutements des encadrants de catégorie A, le recrutement de médiateurs et des créations de postes.
Autre motif d’inquiétude : le projet d’extension des horaires d’ouverture, annoncé dans le plan Lire à Paris et « qui fait aussi partie des engagements de campagne d’Emmanuel Grégoire », souligne Aurélia Collot. La ville fait de son côté valoir que le plan, « fruit du travail collectif mené par les bibliothécaires du réseau parisien », « vise à offrir à chaque Parisienne et Parisien une bibliothèque modernisée, proche de chez soi, adaptée à ses besoins et à tous les âges de la vie. »
Source:
www.livreshebdo.fr



