Des ronds-points de Montargis, Gilet jaune sur le dos, à l’hôtel de ville de la sous-préfecture du Loiret. Côme Dunis, 36 ans, a été élu le 22 mars maire de cette commune de 15 000 habitants. Une conquête pour l’ancien militant Les Républicains (LR), candidat malheureux dans son village de Paucourt en 2020 et aujourd’hui représentant du Rassemblement national (RN).
Ce mercredi, l’édile a annoncé par voie de communiqué la fin anticipée de son mandat. « Il y a quelques jours, j’ai appris que j’étais confronté à un problème de santé qui mérite désormais toute mon attention. Cette situation m’amène aujourd’hui à devoir consacrer toute mon énergie à ma santé », écrit-il sans fournir plus de précisions, assurant qu’il s’agit de la décision « la plus difficile de (sa) vie ».
Et l’élu frontiste de poursuivre : « La fonction de maire exige une disponibilité de chaque instant. Je ne pourrai plus garantir aux Montargoises et aux Montargois la présence, l’engagement et l’énergie qu’ils sont en droit d’attendre de leur maire. Je refuse que ma situation personnelle ralentisse l’action municipale ou pénalise notre ville ».
« La continuité de l’action municipale » assurée
Thomas Ménagé, député RN du Loiret, lui a rendu hommage via un communiqué publié sur sa page Facebook. « En choisissant de ne pas exercer cette fonction s’il ne peut plus la remplir pleinement, Côme fait passer l’intérêt des Montargoises et des Montargois avant toute autre considération », salue le parlementaire d’extrême droite.
« Thomas Ménagé continuera également d’être aux côtés de Côme, non plus comme partenaire de travail, mais comme ami. Il forme le vœu que cette épreuve soit rapidement derrière lui et espère le retrouver, en pleine santé, lorsque le moment sera venu », ajoute Thomas Ménagé, adressant ses pensées à l’épouse et aux enfants de son collègue.
Quid de la succession de Côme Dunis ? Le futur ex-maire promet que « la continuité de l’action municipale » sera garantie et qu’une « candidature unique » émergera de sa famille politique. Son successeur sera élu par le conseil municipal au mois de septembre. Aucun retour aux urnes des citoyens n’est prévu.
Bien qu’il cède son fauteuil de maire, celui qui avait écopé de trois mois de prison avec sursis pour avoir emmuré, en 2018, l’entrée du centre des impôts de Montargis, entend conserver sa place au conseil municipal autant que sa santé lui permettra de le faire.
Source:
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