Le chancelier allemand Friedrich Merz a réclamé des coupes de plusieurs centaines de milliards d’euros dans le futur budget pluriannuel de l’Union européenne.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé ce mardi 28 juillet l’Union européenne à réduire de plusieurs centaines de milliards d’euros son futur budget pluriannuel et à accélérer les réformes destinées à renforcer la compétitivité du continent.
En déplacement à Dublin, où il a rencontré le Premier ministre irlandais Micheál Martin, Friedrich Merz s’est rangé dans le camp des « frugaux », ces pays du nord de l’UE qui préconisent à la Commission Européenne d’être nettement plus économe sur son futur budget pour la période 2028-2034, en cours de discussion.
Bruxelles a proposé l’an dernier une enveloppe totale de 2.000 milliards d’euros, en forte hausse par rapport au budget actuel afin notamment de financer les priorités liées à la défense, à la transition écologique et à la compétitivité.
Mais aux côtés du Premier ministre irlandais Micheál Martin, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE, le dirigeant conservateur allemand a estimé que l’Union doit au contraire plaider pour des coupes « impératives » de plusieurs centaines de milliards d’euros.
« Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre des augmentations exorbitantes des dépenses », alors que l’UE mène des « efforts considérables pour consolider les finances publiques », a-t-il martelé.
« Un démantèlement en profondeur de la bureaucratie »
Pour financer cette hausse du budget tout en soulageant les contribuables européens, Bruxelles étudie notamment une taxe sur les grandes entreprises. Même si Merz se dit « prêt à discuter de nouvelles ressources propres » pour l’UE, une nouvelle taxe pour les entreprises « ne peut être envisagée » selon lui.
Au sujet de la compétitivité du bloc, devenue la boussole de Bruxelles face à la crise économique qui frappe la zone euro, Merz a estimé que les efforts engagés restent insuffisants.
« Je suis un peu préoccupé par le fait que le zèle dans l’UE et le niveau d’ambition ont nettement diminué depuis le milieu d’année environ » à ce sujet, a regretté le chancelier. « Nous devons faire davantage », a-t-il insisté, citant les procédures d’autorisation « trop longues » pour les investissements. Friedrich Merz a aussi réclamé « un démantèlement en profondeur de la bureaucratie » européenne.
Récemment, en juillet, la Commission européenne a proposé d’assouplir son mécanisme de tarification du carbone, fustigé par les industries du continent, suscitant les critiques d’ONG qui dénoncent le détricotage incontrôlé de réglementations environnementales par l’UE. Pour le chancelier allemand, la compétitivité et la protection du climat « vont de pair ».
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