A la Une de la presse, ce lundi 13 juillet, la poursuite des frappes entre les Etats-Unis et l’Iran, qui affirme que les frappes américaines ont «réduit à néant» les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre. La mort du « faucon » américain Lindsey Graham. Une invitation embarrassante signée Marco Rubio. Les commémorations des dix ans de l’attentat de Nice. Et le Tour de France sous canicule.
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A la Une de la presse, la poursuite des frappes entre les Etats-Unis et l’Iran, qui affirme que les frappes américaines ont «réduit à néant» les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre.
Le ministère des Affaires étrangères iranien, cité par Middle East Eye, accuse les Etats-Unis d’avoir violé «la quasi-totalité des clauses du cessez-le-feu». D’après The Financial Times, l’Iran a choisi de prendre «un risque considérable en jouant son atout majeur: annoncer la fermeture du détroit d’Ormuz pour faire pression sur le président Donald Trump» et «conserver le contrôle de cette voie maritime vitale». Un choix que le quotidien britannique attribue à la «colère» de Téhéran «face aux tentatives américaines d’affaiblir son influence sur le détroit», ainsi qu’à «la mentalité belliciste qui s’est installée à Téhéran après deux guerres israélo-américaines en un an».
Les analyses sur les raisons de cette stratégie divergent. D’après The Wall Street Journal, «Téhéran se considère comme le gagnant d’une guerre lui permettant d’instaurer une «Pax Iranica» sur tout le Moyen-Orient», «le maintien de son emprise sur le détroit d’Ormuz» étant désormais «plus important, pour le régime, que les dizaines de milliards de dollars d’allègements de sanctions». Pour l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, dont l’opinion est publiée par The Wall Street Journal, l’Iran est surtout désormais «trop faible pour faire la paix», car «les frappes américano-israéliennes (auraient) si bien décapité le régime que plus personne n’a l’autorité nécessaire pour négocier». Selon The New York Times, la mort d’une «grande partie» des tenants de la ligne dure à Téhéran pousserait leurs partisans à «chercher à combler ce vide» en «intensifiant» la lutte contre les Etats-Unis, en présentant le compromis comme «stratégiquement dangereux et moralement illégitime». Un «vide» également évoqué par Libération, qui explique que ce vide «attise les rivalités dans le camp conservateur entre les ultras et les pragmatiques», l’absence du Guide suprême Mojtaba Khamenei nourrissant «l’instabilité et l’ambiguïté sur qui a vraiment l’ascendant sur la conduite des affaires».
La guerre contre l’Iran, que soutenait activement le sénateur républicain Lindsey Graham, mort subitement samedi. Le décès de ce faucon, l’une des voix les plus influentes des républicains dans les affaires étrangères, est présentée par The Wall Street Journal comme «une perte pour (les Etats-Unis) et pour la liberté dans le monde». Une perte pour l’Ukraine, d’après The Financial Times qui présente l’ancien sénateur comme «le plus influent défenseur de l’Ukraine au sein de l’orbite majoritairement «America First» du président Trump». «Une voix pour Israël auprès de Trump», selon Haaretz, qui se demande «qui va prendre la relève et devenir le principal porte-parole de Netanyahou» auprès du président américain. The Guardian rappelle que Graham fut, en revanche, un farouche adversaire de l’Iran, et auparavant, de l’Irak, contre lequel il a soutenu une guerre «qui a coûté des centaines de milliers de vies». Un «super-faucon» d’abord critique de Donald Trump, avant d’en devenir un «allié crucial», rappelle The Financial Times, qui voit en Lindsey Graham un symbole de la conversion des républicains au trumpisme.
Lui aussi est un «converti» au trumpisme. Marco Rubio a invité les ministres de plus de 60 pays, jeudi, à Washington, pour évoquer un péril majeur, selon lui. Ce grave danger, c’est la «résurgence du terrorisme transnational d’extrême gauche», selon le secrétaire d’Etat, dont la «croisade» inquiète la revue en ligne Salon: «Souvent perçu comme la seule figure responsable au sein de l’Administration Trump, les agissements de (Marco Rubio) sont un signe alarmant de ce que pourrait être le Parti républicain post-Trump», s’alarme le site américain, qui soupçonne son gouvernement de chercher à réprimer les militants considérés comme des «extrémistes de gauche». Son invitation, en tout cas, laisse perplexe voire embarrasse ses alliés, selon The Daily Beast, qui évoque la «consternation» de plusieurs diplomates européens disant ne pas partager l’analyse du gouvernement américain sur cette hypothétique menace «antifa». Exception notable, le gouvernement Meloni envoie à cette réunion le sous-secrétaire d’État à l’Intérieur mais pas le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani – ce qui ne calme pas pour autant la colère de l’opposition, qui voit dans la participation de l’Italie une preuve de «l’affinité idéologique entre Meloni et Trump et une tentative désespérée de sa part pour regagner les faveurs du président américain». Lu dans La Repubblica.
Un mot, à présent, des commémorations, en France, des 10 ans de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice. «Nice n’oublie pas», titre le journal local Nice Matin, qui revient sur les hommages d’hier sur la promenade des Anglais – commémorations qui se poursuivront jusqu’à demain, en présence d’Emmanuel Macron. Dix ans après, Libération a recueilli le témoignage de trois jeunes femmes qui étaient adolescentes quand l’attaque a bouleversé leur vie et celles de milliers d’autres mineurs. Comment grandit-on quand on a été victime d’un attentat étant enfant? Sur les 86 morts de Nice, 15 étaient mineurs et les survivants disent être encore sur le chemin de la reconstruction.
Du sport, pour terminer, avec des nouvelles du Tour de France, la Grande boucle par temps de canicule. «Balèze dans la fournaise»: Mathieu van der Poel a remporté hier se première étape du Tour au bout d’une étape «étouffante et éreintante», dixit L’Equipe, qui fait état de la proposition de Tadej Pogacar, notamment, de décaler drastiquement les horaires voire de complètement réarranger le calendrier pour préserver la santé des coureurs. Et pourquoi pas, comme au Mondial, plus de pauses fraîcheur et éventuellement en profiter pour trouver l’âme sœur? D’après The Times, les données de trafic mobile montrent une forte augmentation de l’activité sur les sites de rencontre au Royaume-Uni pendant les pauses hydratation et la mi-temps, notamment lors des matchs de l’Angleterre.
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Source:
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