Déclarée coupable en mars 2025 et frappée d’inéligibilité, Marine Le Pen a de nouveau été déclarée coupable ce mardi 7 juillet. Elle écope d’une peine de 45 mois d’inéligibilité dont 30 mois assortis de sursis, trois ans de prison dont deux avec sursis et 100 000 euros d’amende. En mars 2025, en première instance, la cheffe de file du Rassemblement national (RN) avait été déclarée coupable de “détournements de fonds publics” et de “complicité par instigation de détournements de fonds publics”. Pour le tribunal, elle savait que les assistants parlementaires de ses eurodéputés ne travaillaient pas pour ces élus mais pour le Front national (l’ancien nom du RN). Pour ces faits, elle avait a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme. Une peine aménagée sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique. Elle avait également écopé d’une amende de 100 000 euros et d’une peine d’inéligibilité de cinq ans, assortie de l’exécution provisoire. Son inéligibilité déjà exécutée, Marine Le Pen se lancera-t-elle dans la bataille de la présidentielle ? Rien ne l’en empêche, mais elle a toujours affirmé qu’elle ne ferait pas campagne avec un bracelet électronique.
Marine Le Pen n’était pas la seule concernée par le délibéré de la cour d’appel de Paris. Au total, ils étaient onze mis en cause à attendre de connaître leur peine.
“Faire campagne ensemble”
Lundi, depuis le Parlement européen à Strasbourg, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, s’est dit “serein et prêt à assumer les conséquences” de la décision de la cour d’appel concernant Marine Le Pen. Et d’ajouter : “Je serai au siège du Rassemblement national. Nous nous retrouverons en fin de journée” mardi et, quelle que soit la décision de la justice, “je continuerai de la soutenir comme je l’ai toujours fait. Nous nous sommes promis de mener cette bataille ensemble dans ce procès en appel, de faire campagne ensemble après, peu importe ce qu’il sera décidé”.
Pour pouvoir être candidate, Marine Le Pen devait être relaxée ou condamnée à une peine d’inéligibilité de deux ans maximum. Celle-ci serait alors purgée au moment de l’élection présidentielle. La député RN du Pas-de-Calais a, à ce jour, purgé 15 mois. Une peine d’emprisonnement avec sursis lui aurait également évité le port d’un bracelet électronique. Si le port d’un bracelet électronique n’est pas jugé incompatible avec une campagne électorale par certains de ses proches, Marine Le Pen, elle, estime qu’un candidat contraint en campagne n’existe pas. Enfin, si elle avait été condamnée à plus de deux ans d’inéligibilité, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale n’aurait pas pu être candidate à moins de se pourvoir en cassation. Il reviendra au congrès du RN d’introniser officiellement le candidat à la présidentielle 2027. Il aura lieu à Orléans les 24 et 25 octobre.
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Source:
www.reforme.net








