Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, a annoncé lors de son discours de rentrée à Hénin‑Beaumont que la question du logement serait «un des grands chantiers» de son éventuel quinquennat. Elle a promis l’abrogation «pure et simple» de la loi SRU, qui impose aux communes un objectif de 25% de logements sociaux.
La déclaration, prononcée devant ses partisans lors de la traditionnelle allocution de rentrée, marque un engagement clair sur un thème central de la politique intérieure. La candidate a présenté la suppression de la norme comme une mesure destinée à redonner aux municipalités «la maîtrise» de leurs politiques d’urbanisme, tout en affirmant vouloir faire du logement un axe prioritaire de son programme.
La loi SRU, adoptée au début des années 2000, fixe en effet des obligations pour les communes en matière de construction de logements sociaux afin de favoriser la mixité sociale. L’annonce d’une abrogation soulève des interrogations sur les conséquences concrètes pour l’offre de logements, la répartition territoriale du parc social et les outils de la politique du logement actuellement mobilisés au niveau local et national.
Sur le plan administratif, une suppression de ce cadre légal modifierait les contraintes imposées aux collectivités locales et pourrait conduire à une redéfinition des priorités en matière d’urbanisme. Sans proposition détaillée publiée à ce stade, la portée exacte des mesures envisagées — calendrier, mécanismes de remplacement ou d’accompagnement des communes — reste à préciser par l’équipe de campagne.
Cette annonce s’inscrit dans la logique des thèmes privilégiés par le parti et relance le débat public sur les réponses à apporter à la crise du logement et à la mixité sociale. À l’approche de l’élection, la question de la politique du logement devrait continuer d’être un sujet de confrontation entre propositions contrastées et nécessitera des éléments législatifs et techniques pour en mesurer les effets.




