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Mondial 2026 : des sueurs froides pour l'Algérie, qualifiée en 16es après un match fou contre l'Autriche

Il ne faisait pas bon être cardiaque et algérien, dans ce match contre l’Autriche. Pour les supporters d’abord, qui ont vu leur sélection virtuellement éliminée à deux reprises dans le match. Pour les joueurs aussi, qui ont démarré pied au plancher, avec une grosse intensité physique, et qui sont passés par toutes les émotions en une poignée de minutes.

Une défaite comme un match nul et la qualification était assurée pour l’Algérie. Mais en cas de défaite, les Fennecs déterminés à se mettre rapidement hors de danger. À l’image d’Ibrahim Maza, hyperactif dans les 20 premières minutes, auteur d’une action individuelle osée mais superbe à la 10e minute conclue par un coup du sombrero puis une reprise de volée hors du cadre, symbole d’une Algérie venue pour jouer la gagne, pas risquer le nul. 

Le poste de gardien à nouveau problématique

Sauf que les hommes de Vladimir Petkovic ont été rattrapés par un de leurs démons. Celui d’un groupe qui ne peut pas compter sur un gardien de but fiable. Les Fennecs ont connu toutes les péripéties possibles et imaginables à ce poste, jusqu’à ce que Luca Zidane se montre très fragile sur les deux premiers matches et soit remplacé par Oussama Benbot pour cette rencontre. 

Ce dernier n’a pas fait beaucoup mieux : il a très mal jugé un ballon envoyé en profondeur vers Arnautovic, qui ne s’est pas fait prier pour inscrire à bout portant son 49e but sous le maillot de l’Autriche (28e). Heureusement pour les Fennecs, cette équipe a de la ressource mentale et un peu de réussite. 

Juste avant la pause, Rafik Belghali a inscrit le but du 1-1 après avoir bénéficié d’un contre favorable assez chanceux et que Riyad Mahrez a récupéré un ballon qui avait rebondi… sur le poteau de corner. Sauf que la réussite, ça se provoque. Les Algériens ont fait preuve d’une grande résilience dans cette partie, notamment quand il a fallu égaliser de nouveau, après que les Fennecs ont été cueillis au retour des vestiaires par une frappe puissante de Marcel Sabitzer (55e).

Une fin de match à couper le souffle

Houssem Aouar, inexistant en première période, a débordé côté gauche et offert une balle de but au sol, en retrait, à Mahrez pour le 2-2 (60e). Le match aurait pu en rester là avec ce match nul qui arrangeait tout le monde. Mais comme pour répondre à cette vieille histoire du « match de la honte » de la Coupe du monde 1982, lors duquel l’Autriche et la RFA s’étaient arrangées pour faire gagner l’Allemagne de l’Ouest 1-0 et se qualifier toutes les deux aux dépens de l’Algérie, les Fennecs ont accéléré une dernière fois. Après avoir complètement endormi le rythme du match sur les 20 dernières minutes, Aouar a de nouveau servi Mahrez – cette fois en profondeur – qui n’a pas manqué son duel face à Schlager (90e+3). 

L’Autriche, alors éliminée, n’avait plus que 30 secondes dans le temps additionnel pour jouer sa survie. Et le miracle est survenu, sur un coup de tête de Sasa Kalajdzic (90e+4). Une égalisation sans regrets pour l’Algérie, puisque la 2e place du groupe était synonyme d’un match contre l’Espagne en 16es. Les Fennecs iront finalement se frotter à la Suisse le 3 juillet.

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L’Argentine reçue 3/3

 

L’Argentine a prolongé sa dynamique vertueuse au Mondial 2026 contre la Jordanie (3-1) dans un dernier match de groupe sans enjeu, si ce n’est celui de dégourdir les jambes des remplaçants et de voir Lionel Messi marquer, encore. Sur le banc au coup d’envoi, le roi Leo est entré en majesté à l’heure de jeu, acclamé par une foule en délire, et il a offert à ses fans le cadeau qu’ils espéraient d’un coup franc direct qu’il a lui-même obtenu, comme un grand (80e, 3-1).

Le compteur personnel du N.10 argentin s’élève désormais à six buts en trois matches durant ce tournoi nord-américain qu’il éclabousse de sa classe, et même dix-neuf en six éditions de Coupe du monde. Il aura l’occasion d’améliorer ce record contre un autre petit poucet, l’inattendu Cap-Vert au grand, en seizième de finale à Miami. En attendant, ce nouveau but du dribbleur de 39 ans a donné de l’air, samedi, à une équipe d’Argentine qui avait eu de la peine à concrétiser son outrageuse domination dans un stade des Dallas Cowboys plein à craquer, malgré des réalisations sur coup^-franc et penalty de Lo Celso et Martinez.


Source:

www.france24.com

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