Le feuilleton politique n’est pas près de s’arrêter. Dans un communiqué diffusé le vendredi 3 juillet, le maire de Limours (Essonne), Armand Douin (DVD), a annoncé faire appel devant le Conseil d’État de l’annulation, par le tribunal administratif de Versailles (Yvelines), des élections municipales 2026. L’appel est suspensif.
« Nous restons convaincus de la sincérité du scrutin et de la légitimité du choix exprimé massivement par les Limouriennes et les Limouriens », a notamment écrit la tête du groupe « Aimons Limours », élu haut la main (79,20 %) dès le premier tour.
Des « irrégularités portant atteinte à la sincérité du scrutin »
Le 18 mars, Tony Gomes (Reconquête), numéro un sur la liste « À la reconquête de Limours », avait déposé un recours pour dénoncer des « irrégularités portant atteinte à la sincérité du scrutin ».
La justice lui avait donné gain de cause le mardi 16 juin. Dans sa décision, le tribunal administratif de Versailles avait affirmé que certains de ses colistiers « avaient été empêchés », plus ou moins longtemps, de se rendre dans trois des quatre bureaux de vote de la commune. « Cette irrégularité est de nature à altérer la sincérité du scrutin », avaient souligné les juges.
Le Conseil d’État devrait statuer d’ici à « trois à quatre mois », selon les estimations de la municipalité. Si le jugement est confirmé, une délégation spéciale sera instituée dans la ville jusqu’à l’organisation de nouvelles élections municipales.
En attendant, Armand Douin assure « continuer à travailler d’arrache-pied pour les habitants ». « La dynamique est positive », estime l’élu. L’opposition, menée par Tony Gomes, s’apprête, elle, à passer à la vitesse supérieure. Un tract de précampagne, « là pour rétablir la vérité », sera distribué dans toute la ville.
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