Après les récentes initiatives du monde de l’édition et du cinéma, plus de 1 300 artistes et professionnels de la musique lancent un appel publié jeudi 18 juin sur le site du média PolitisOuverture dans un nouvel onglet pour « défendre la liberté de création face aux menaces de l’extrême droite et à la concentration industrielle ». Dans la liste des signataires de l’appel, on retrouve November Ultra, Renaud, Bernard Lavilliers, Barbara Pravi, Ebony, IAM ou encore Les Ogres de Barback.
« On veut recréer du lien social, aller dans les écoles, les prisons… »
« On a réalisé qu’on était très peu écouté politiquement », constate Raphaël Herrerias, membre du groupe Terrenoire et co-fondateur de « Cultures FuturesOuverture dans un nouvel onglet« . Le collectif veut mettre à disposition des travailleurs et travailleuses de la musique « une structure pour protéger les prises de parole des artistes, les aider et les accompagner, explique Raphaël. Il faut qu’on puisse compter les uns sur les autres », ajoute-t-il.
Mais signer une tribune ne saurait suffire. Thérèse, artiste pop et indépendante, co-fondatrice du collectif « Cultures Futures », invite les artistes signataires à proposer des initiatives. « Ce qu’on a envie de faire, c’est de recréer du lien social. Aller dans des écoles, des prisons, des maisons de santé…On se bat pour la diversité et la pluralité des arts et des récits », déclare Thérèse.
« Programmer un concert qui touche aux questions de genre ou à l’écologie », c’est s’exposer à des attaques
Depuis plusieurs mois, le milieu de la musique (et plus largement de la culture) encaisse les coups : un festival de jazz annulé à VauvertOuverture dans un nouvel onglet, des rappeurs déprogrammésOuverture dans un nouvel onglet. En 20 ans de carrière, Aurélie Hannedouche, directrice du Syndicat des Musiques Actuelles, n’a jamais vu ça. « Dès que vous allez programmer dans une église, un concert qui touche aux questions de genre ou à l’écologie, vous allez subir des attaques », déclare-t-elle.
Pendant que le gouvernement annonce de nouvelles mesures austéritaires pour le secteur, le collectif “Cultures Futures” planifie la suite : organiser les États généraux de la Musique pour la rentrée.
Source:
www.radiofrance.fr



