D’après les données de l’US Geological Survey de mars, la Chine est au sixième rang mondial de la production d’hélium, à égalité avec la Pologne et avec seulement 1,6 % du total mondial. Les États-Unis dominent largement ce marché avec 81 millions de mètres cubes produits, loin devant le Qatar, la Russie, l’Algérie et le Canada. Selon plusieurs experts, il est donc improbable que cette décision perturbe la fabrication de semi-conducteurs.
La Chine importe pourtant plus de 80 % de son hélium, selon le fournisseur de données chinois SCI99. Le Qatar livre à lui seul plus de la moitié de ces importations depuis plusieurs années. En outre, des entreprises chinoises rachètent de l’hélium russe pour le revendre sur des marchés étrangers, notamment en Europe. L’arrêt des exportations chinoises pourrait donc resserrer l’offre mondiale au-delà du seul poids industriel du pays.
Pékin a déjà limité les exportations de carburant, puis celles d’engrais, et plus récemment celles d’acide sulfurique. La capitale chinoise privilégie systématiquement ses besoins intérieurs avant les marchés extérieurs, quelle que soit la matière première concernée. Les sanctions américaines limitent par ailleurs l’accès de la Chine aux puces les plus avancées produites à Taïwan. Les fondeurs chinois comptent, dans ce contexte, sur leurs propres capacités, encore loin du niveau de leurs concurrents internationaux.
Source:
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