Des peines de 4 à 12 ans de prison ont été requises jeudi 8 octobre à l’encontre de l’équipe médicale qui s’occupait des derniers jours de Diego Maradona, décédé en novembre 2020. L’accusation a pointé une prise en charge défaillante et a dénoncé une organisation qualifiée de «chaotique», responsable, selon elle, d’une situation d’abandon du patient lors de la période précédant sa mort.
Le dossier, jugé en Argentine, porte sur la responsabilité professionnelle des soignants présents autour de la légende du football durant ses dernières semaines. Les réquisitions formulées par le ministère public traduisent la gravité des accusations retenues contre ces membres du personnel médical : l’état d’organisation et la qualité des décisions prises sont au cœur des débats devant le tribunal.
Les magistrats ont examiné les éléments présentés par l’accusation qui, au cours des audiences, a décrit des manquements supposés dans la coordination des soins et la surveillance du patient. L’instruction vise à déterminer si ces dysfonctionnements ont contribué à mettre la star dans une situation vulnérable sans assistance adaptée. Les juristes et experts médicaux entendus durant le procès ont apporté des éclairages techniques utilisés pour étayer ou contester ces allégations.
Cette phase de réquisitions constitue une étape clé du procès, qui se poursuit devant la juridiction compétente. La décision finale appartiendra aux juges chargés de statuer sur les faits et les peines éventuelles. Au-delà de ce dossier précis, l’affaire relance des questions sur les responsabilités et les standards de prise en charge des patients vulnérables, sujet susceptible d’avoir des répercussions dans le milieu médical et judiciaire.






